Complément au PIB : IndicateursTravail rémunéré et non rémunéré – Travail non rémunéré

Complément au PIB – IndicateursTravail rémunéré et non rémunéré – Travail non rémunéré

L’indicateur « Volume de travail non rémunéré » montre l‘importance du travail non rémunéré et de ses composantes en Suisse, la contribution des femmes et des hommes ainsi que l’évolution entre 1997 et 2010.
La combinaison de résultats au niveau des personnes et des ménages (temps consacré au travail non rémunéré selon la situation familiale et le sexe) avec une perspective macroéconomique ainsi que la présentation d’indicateurs monétaires et non monétaires (volume de travail non rémunéré par an, évaluation monétaire du travail non rémunéré) forment la base d’une meilleure appréhension des relations entre travail rémunéré et travail non rémunéré à tous les niveaux de la société.
Le compte satellite de la production des ménages, qui calcule une valeur ajoutée du travail non rémunéré sous la forme d’un modèle, permet une comparaison directe avec les agrégats de la statistique macroéconomique (PIB, consommation, investissements, etc.).
L’engagement bénévole de la population peut en outre servir d’indicateur de la cohésion sociale. On peut citer ici comme exemple une analyse sur les prestations non rémunérées des aînés (cf. publication Démos 1/2010, page 11ss :
http://www.bfs.admin.ch/bfs/portal/fr/index/news/publikationen.html?publicationID=3865 Site externe. La page s'ouvrira dans une nouvelle fenêtre.). Parmi ces prestations figurent notamment les soins non rémunérés prodigués au ou à la partenaire dans le propre ménage et les aides informelles pour d’autres ménages telles que la prise en charge des petits-enfants : le temps investi par les personnes de 65 ans et plus dans de telles activités atteint environ 363 millions d’heures (en 2007), soit la durée normale de travail de 53’000 postes à plein temps.

Sources: OFS, Enquête suisse sur la population

Etat avril 2012

En 2010, la population résidante permanente de 15 ans et plus a consacré quelque 8,2 milliards d’heures aux tâches domestiques et familiales et au travail bénévole. Cela correspond à 22 heures en moyenne par personne pour une semaine. Près de deux tiers de ces heures ont été accomplies par des femmes (63%).
Les tâches domestiques ont représenté 6,3 milliards d’heures au total, soit les trois quarts du volume global du travail non rémunéré exprimé en heures. Les tâches de prise en charge d’enfants ou d’adultes nécessitant des soins dans le ménage ont totalisé 1,3 milliard d’heures par an (16% du volume global). 640 millions d’heures ont été investies dans le travail bénévole (8% du volume global).
Le temps consacré au travail non rémunéré a augmenté de 5% environ entre 1997 et 2010. Le volume du travail non rémunéré accompli par les hommes s’est accru de 4 points depuis 1997 pour atteindre 37% du volume global.
Selon les estimations pour 2010, la production des ménages contribue à raison de 44% environ à l’économie nationale élargie des prestations non rémunérées. Cette part fluctue entre 44% et 47% depuis 1997.

Contexte
En Suisse, le travail non rémunéré représente un volume plus important que celui du travail rémunéré. La statistique du volume du travail de l’OFS fait état pour l’année 2010 d’un volume effectif de travail de 7,5 milliards d’heures payées. Entre 1997 et 2010, ce volume s’est accru de quelque 14% (d’environ 22% pour les femmes et d’environ 10% pour les hommes).
Avec la forte hausse du nombre de ménages dit « à double revenu » au cours des 20 dernières années, on peut se demander qui va assurer à l’avenir les travaux domestiques et la prise en charge des enfants, comment va-t-on concilier vie active et vie familiale et quelles en seront les conséquences. De plus, on peut supposer qu’une partie importante de l’accroissement du revenu de ces ménages est engloutie dans des dépenses supplémentaires (par ex. pour la prise en charge des enfants).
Pour pouvoir évaluer l’évolution du bien-être et de la qualité de la vie, il est donc nécessaire d’avoir des connaissances approfondies sur l’organisation de la production non rémunérée des ménages. L’augmentation de la charge totale des parents montre que même si les mères exercent plus souvent une activité professionnelle, le temps qu’elles consacrent en particulier aux tâches familiales n’a que très peu diminué (voir aussi l’analyse: Temps consacré au travail domestique et familial: évolutions de 1997 à 2007. OFS, Neuchâtel 2009 Site externe. La page s'ouvrira dans une nouvelle fenêtre.). Les pères et les mères investissent aujourd’hui nettement plus de temps à la prise en charge des enfants qu’en 1997.
Le volume de temps consacré au travail non rémunéré est en outre lié à l’évolution démographique. Le nombre de ménages privés Site externe. La page s'ouvrira dans une nouvelle fenêtre. a progressé d’un peu plus de 10% entre 2000 et 2010, alors que celui des ménages d’une personne et des ménages formés d’un couple sans enfant s’est dans le même temps accru de respectivement 15% et 16% environ. Si le nombre de couples avec enfant(s) est resté au même niveau qu’en 2000, celui des familles monoparentales a parallèlement augmenté de plus de 14%.

Comparaison internationale
Il n’est pas encore possible d’établir des comparaisons internationales. Différents groupes de travail de l’OCDE et d’Eurostat travaillent à une harmonisation des définitions.

From: http://www.bfs.admin.ch/bfs/portal/fr/index/themen/00/09/blank/ind42.indicator.420009.420002.html

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