Monthly Archives: January, 2014

Quel salaire pour les mères au foyer ? How Much is Your Mom Worth?

Quel salaire pour les mères au foyer ?

ELLE.frELLE.fr – 

Si mère au foyer était une qualification reconnue, les Américaines gagneraient très bien leur vie. Le site américain ” Salary ” a estimé, après avoir effectué un sondage auprès de 6 000 mères en 2013, que les tàches qu’elles accomplissent devraient leur rapporter 6 917 euros par mois. Soit un salaire non négligeable de 83 006 E par an. Selon ” Salary “, une mère au foyer américaine travaille en effet environ 94 heures chaque semaine et fait appel à une multitude de compétences : taxi, femme de ménage, psychologue, cuisinière, ou encore professeure. Plus généralement, le site permet à chaque femme de calculer son salaire virtuel, en indiquant combien d’enfants elle a, si elle a un travail, où elle vit, et combien de temps elle consacre à chaque tàche.Les femmes seraient mieux payées que les hommesSi le travail domestique était reconnu, les hommes auraient pour la première fois un salaire inférieur à celui des femmes. Les pères ne passent en effet que 55,7 heures par semaine à s’occuper des tàches ménagères, selon ” Salary “. ” Cette étude est faite simplement pour s’amuser et n’est en aucun cas purement scientifique “, a toutefois précisé le site dans son article. Il n’empêche : une fois de plus, les inégalités femmes/hommes restent frappantes.

From: http://fr.pourelles.yahoo.com/salaire-m%C3%A8res-au-foyer-144257731.html

Salary.com’s 13th Annual Mom Salary Survey

How Much is Your Mom Worth?

Moms. We love them and for good reason. After all, they brought us into the world, raised us, taught us right from wrong and supported us in just about everything we’ve ever done. Biological? Adopted? It doesn’t matter. We owe our mothers everything. And even though they’re too selfless to collect, Salary.com is giving you the chance to hand your mom a check on Mother’s Day by going to our Mom Salary Wizard and finding out what your mom would be paid if moms were – you know – actually compensated.

So that’s why, for the 13th consecutive year, Salary.com surveyed more than 6,000 moms to find out what their top 10 most time-consuming jobs are and how much time per week they spend on each. Then we applied our extensive salary data to each job, factored in the number of hours worked including overtime, crunched all the numbers and POOF – we get an estimate of what mothers would make if they were paid an annual salary.

 

For more details go to:

http://www.salary.com/mom-paycheck/

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Egalité professionnelle: l’homme est-il l’avenir de la femme?

Par , publié le 09/01/2014 à  07:43

Comment faire progresser la parité en entreprise? En rendant les hommes plus heureux! C’est l’approche originale du mouvement Happy Men, lancé en 2013 par Antoine de Gabrielli, chef d’entreprise. Décryptage, alors que le Premier ministre présentait lundi 6 janvier la feuille de route 2014 du gouvernement en matière d’égalité hommes-femmes. 

Egalité professionnelle: l'homme est-il l'avenir de la femme?

 De plus en plus d’hommes aspirent à mieux équilibrer vie professionnelle et vie personnelle.

 Reuters/Michaela Rehle

“On ne fait pas des enfants pour ne jamais les voir”. Ainsi parle Alexis, 33 ans, ingénieur en informatique et père de 3 enfants de 6 ans, 4 ans, et 8 mois. Depuis qu’ils sont parents, Alexis et sa femme se sont toujours organisés pour que l’un d’eux soit présent le soir pour récupérer la fratrie à la crèche ou à l’école, donner les bains, préparer le dîner… “Ma femme a des horaires plus contraints que les miens explique l’informaticien. Je privilégie donc les horaires décalés pour partir à 17h30 et m’occuper des enfants”. Un partage des tâches qu’il faut pouvoir assumer face à sa hiérarchie, et aux collègues: “On me regarde parfois curieusement, mais je n’ai aucun problème avec ça, affirme Alexis. Je suis convaincu qu’être un père présent n’empêche pas d’être un bon professionnel”.  

Libérer la parole masculine

Comme Alexis, ils seraient de plus en plus nombreux ces hommes qui aspirent à mieux équilibrer vie professionnelle et personnelle. C’est pour eux qu’Antoine de Gabrielli, chef d’entreprise, fondateur de l’association Mercredi c’est Papa, a lancé en juin dernier Happy Men. Le concept? Former des référents masculins aux principes de l’égalité en entreprise, pour qu’ensuite ils “évangélisent” leurs collaborateurs et leurs collègues, et luttent contre les stéréotypes qui pèsent sur les hommes comme sur les femmes. “Il faut faire comprendre aux responsables d’entreprise que l’égalité professionnelle n’est pas un sujet de “bonne femme” martèle Antoine de Gabrielli, contacté par L’Express. C’est une question de management et d’organisation du travail qui concerne tout le monde, car pour être performante une entreprise ne doit négliger aucun talent, féminin ou masculin. Et pour faire passer ce message, rien de mieux que de commencer par libérer la parole, lors de rencontres entre hommes”. Depuis le lancement de Happy Men, 5 entreprises (Orange, BNP Paribas, Cofely GDF Suez, Accenture, Crédit Agricole) ont décidé d’expérimenter ce dispositif, et 25 référents ont été formés par Antoine de Gabrielli.  

Arnaud Morlaës est l’un de ces “référents Happy Men”. Ce cadre supérieur chez BNP Paribas raconte qu’il a eu deux vies: “D’abord une vie de célibataire, hyperactif, qui travaillait en salle des marchés, une vie où tout allait très vite. Et depuis 6 ans une vie de père de famille, avec une femme qui occupe un poste à responsabilités, au ministère des Affaires européennes”. Quand Arnaud a rencontré celle qui allait devenir sa femme, elle avait déjà deux enfants – rejoints en 2012 par la petite dernière, Clémence. Du jour au lendemain, à 40 ans passé, Arnaud s’est trouvé plongé dans les contraintes parentales : les enfants malades, l’intendance, le casse-tête des gardes quand les deux parents travaillent… Fort de cette expérience, il a tout de suite adhéré au principe de Happy Men: “Grâce à ma position dans l’entreprise, j’ai plus de pouvoir qu’un jeune qui débute. Quand j’annonce que je pars plus tôt pour aller chercher ma fille à la crèche, personne n’ose rien me dire. C’est plus difficile pour un salarié plus jeune, qui, au pire, peut passer pour un salarié peu motivé. Pour faire évoluer les stéréotypes, il faut donc que l’exemple vienne d’en haut. J’y travaille!”.  

Lutter contre les préjugés qui touchent les hommes comme les femmes

C’est Elisabeth Karako, directrice de la diversité du groupe BNP Paribas, qui a proposé à Arnaud et à quatre autres collaborateurs de la banque de rejoindre le club des Happy Men, fin 2013: “Quand leur enfant est malade, la plupart des hommes n’osent pas demander à partir pour s’en occuper, tellement ils ont intégré l’idée que “ça ne se fait pas”. C’est sur ces préjugés qu’il faut travailler, pour permettre aux salariés de rééquilibrer leurs temps de vie, et aux salariées de prendre plus de responsabilités dans l’entreprise”. Dans les prochains mois, ces cinq croisés d’un nouveau genre vont organiser des groupes de paroles avec leurs collègues masculins. Ensuite Elisabeth Karako souhaite que le club de femmes de BNP Paribas, Mixcity, et les Happy Men, se rencontrent, “pour formuler ensemble des solutions concrètes à la conciliation vie perso/vie familiale – avec l’appui de la direction des ressources humaines, évidemment”.  

Aider les hommes à s’épanouir dans leur vie personnelle pour aider les femmes à dépasser le fameux plafond de verre – l’intention est louable et sans doute bénéfique pour l’image de l’entreprise. Mais est-elle efficace? “Oui!” affirme Brigitte Grésy, secrétaire générale du conseil supérieur de l’égalité professionnelle: “Une opération comme Happy Men a déjà le mérite de démonter certains stéréotypes, en valorisant des hommes qui s’impliquent avec bonheur dans la vie familiale. Elle est donc intéressante, mais à condition que cela n’entraîne pas une reculade de la mobilisation des femmes: dans ce contexte de crise, je préfère que les entreprises paient pour lutter contre les inégalités des femmes plutôt que pour des groupes de parole d’hommes ! En outre il ne faut pas arrêter de pointer une réalité du combat pour l’égalité femmes/hommes : il ne pourra être mené à bien sans aborder les questions de partage des responsabilités familiales, et de co-parentalité”.
La co-parentalité, un concept qui semble séduire le nouveau vice-chancelier allemand Sigmar Gabriel. Dans les colonnes du quotidien Bild, samedi dernier, le président du SPD affirme que sa récente nomination au ministère de l’économie et de l’énergie ne l’empêchera pas de continuer à prendre ses mercredis après-midi. Pour plancher sur la transition energétique ? Non, pour passer du temps avec sa petite dernière, Marie, bientôt 2 ans. Les temps changent. 

En savoir plus sur http://www.lexpress.fr/actualite/societe/egalite-professionnelle-l-homme-est-il-l-avenir-de-la-femme_1312530.html#epe2HdxT5zOIEfki.99

30 Propositions pour lutter contre les stéréotypes filles-garçons

Par , publié le 15/01/2014 à  13:16

30 propositions couvrant tout le champ de la vie quotidienne des enfants et des adolescents : c’est le contenu d’un rapport rédigé par le Commissariat général à la stratégie et à la prospective qui sera remis ce mercredi à 18h à Najat Vallaud-Belkacem, la ministre des droits des femmes.

30 propositions pour lutter contre les stéréotypes filles-garçons
 

16 des 30 propositions du rapport sur les stéréotypes filles-garçons touchent au champ scolaire et à l’orientation.

afp.com/Pierre Andrieu

En France, d’après le Haut Conseil à l’égalité entre les hommes et les femmes, le secteur privé compte 46% de salariées, mais seuls 20% des cadres dirigeants sont des femmes, payées 32% de moins que les hommes. En cause? Les stéréotypes sexistes, selon le ministère des droits des femmes qui a demandé au Commissariat général à la stratégie et à la prospective de plancher sur un ensemble de propositions destinées à lutter contre ces préjugés dès le plus jeune âge.

Les 30 propositions du rapport piloté par Marie-Cécile Naves et Vanessa Wisnia-Weill couvrent tous les champs de la vie quotidienne des enfants et des adolescents -école, orientation, pratique sportive et culturelle, et santé- mais le domaine de la vie scolaire et du choix des études centralise à lui seul plus de la moitié des propositions.

Parce que dans les esprits des jeunes et de leurs familles, les métiers, et donc les choix d’orientation, ont encore un sexe, le rapport met l’accent sur des dispositifs qui permettraient de lutter contre ces représentations: identifier les métiers porteurs non-mixtes et en assurer la promotion auprès des jeunes, proposer dès le 1er trimestre de 3e des rencontres entre familles, responsables d’établissement, et chambres de métiers et d’artisanat pour mieux informer sur les filières professionnelles, utiliser le levier des formations en alternance en aidant les jeunes filles à trouver des contrats en apprentissage dans les métiers dits masculins.

Du côté des pratiques éducatives, le Commissariat général à la stratégie et à la prospective propose de contractualiser avec les éditeurs de manuels scolaires pour qu’ils assurent un nombre équilibré de personnages féminins et masculins, de favoriser en classe au quotidien la constitution de groupes ou de binômes mixtes, et surtout de former les responsables d’établissements, du primaire au secondaire, afin de développer une plus grande neutralité des attentes vis-à-vis des élèves quelque soit leur sexe -plusieurs études ayant démontré que les professeurs accordent moins d’attention aux filles qu’aux garçons.

Les pères ne sont pas oubliés dans le rapport, avec trois propositions destinées à leur permettre de s’impliquer davantage dans leur paternité, dont le développement de dispositifs de préparation à la naissance au sein des maternités, et la promotion auprès des entreprises et des administrations d’une “charte des temps flexibles positifs” qui les accompagneraient dans la difficile conciliation entre vie professionnelle et vie familiale, via le job-sharing ou le télétravail.

En savoir plus sur http://www.lexpress.fr/actualite/societe/30-propositions-pour-lutter-contre-les-stereotypes-filles-garcons_1314337.html#ktFYUXZchqGPA4A3.99

Egypt’s army chief General Abdel Fatah Al-Sisi urges citizens and especially women to vote in constitutional referendum

Check this 50 seconds video:

Al-Sisi addressing women for strong female voter turnout

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This does not necessarily reflect the official views of the organization, the project or partners.

La Tunisie, seul pays arabe à instaurer l’égalité entre citoyens et citoyennes

Manifestation en Tunisie

Le 13 août, les femmes manifestent à Tunis contre le projet de loi constitutionnel consacrant la « complémentarité » entre Tunisiens et Tunisiennes
 

C’est une première dans le monde arabe. Et un soulagement pour les Tunisiennes. Lundi, la Tunisie a inscrit l’égalité entre les citoyens et les citoyennes dans sa constitution.  « C’est un grand pas en avant », veut croire Bochra Belhaj Hmida, cofondatrice de l’Association tunisienne des femmes démocrates (ATFD). L’avocate aurait bien sûr préféré une référence à « l’égalité totale entre les sexes », que réclamaient les associations féministes. Mais elle se réjouit  néanmoins. « C’est une bonne ébauche pour éradiquer la discrimination entre les sexes », renchérit cette militante.

Human Rights Watch et Amnesty International se sont montrées, elles, plus critiques. Les ONG jugent la formule « citoyens et citoyennes » trop réductrice. « La Constitution devrait préciser que les hommes et les femmes sont égaux et ont droit à la pleine égalité en droit et en fait », affirment les organisations. Elles souhaitent aussi que la non-discrimination soit élargie aux raisons « de race, de couleur, de sexe, de langue, de religion, d’opinion politique ou autre ».

C’est d’ailleurs une première dans le monde arabe où, au regard de la loi, femmes et hommes se trouvent rarement sur un pied d’égalité. La plupart des pays n’accordent pas la possibilité du divorce par consentement mutuel, la liberté de circulation, ou encore l’égalité en matière d’héritage. Depuis son indépendance et l’adoption de la Constitution de 1956, le pays fait figure d’exemple en la matière, ayant attribué le plus de droits aux femmes.

Mais, depuis le printemps arabe et l’arrivée au pouvoir du parti islamiste Ennahda, le sort des Tunisiennes restait incertain. Cette petite révolution constitutive, fruit d’un consensus entre le parti au pouvoir et les courants progressistes, a suscité d’âpres débats à l’assemblée. Ennahda a été obligé de se « plier » à la vision moderne de la Tunisie en matière de droits des femmes. Le gouvernement a donc fini par faire marche arrière sur la question de leur statut, non sans avoir tenté, en août 2013, d’inscrire la notion de « complémentarité » entre hommes et femmes. Une décision qui avait fait descendre dans la rue les Tunisiennes pendant plusieurs jours pour obtenir le recul du gouvernement. Pour l’avocate, cette volte-face est synonyme d’espoir, car « cela prouve qu’il faut continuer de militer, et ne pas baisser les bras. Les femmes ont fini par gagner. »

http://madame.lefigaro.fr/societe/tunisie-seul-pays-arabe-instaurer-legalite-entre-citoyens-citoyennes-070114-637564