Monthly Archives: August, 2014

Women’s rights country by country – interactive

Which countries have laws preventing violence? Which legislate for gender equality? And which countries allow abortion? Using World Bank and UN data, an interactive chart offers a snapshot of women’s rights across the globe. Follow the link and select a region and hover over a country to see how it has legislated for violence, harassment, abortion, property and employment rights, discrimination and equality. Click on a country to tweet a message on the figures. Country data can be viewed in relation to its population size and those of its neighbouring states. Click the centre of the circle to return to the beginning.

http://www.theguardian.com/global-development/ng-interactive/2014/feb/04/womens-rights-country-by-country-interactive

 

 

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Les inégalités hommes/femmes sont désormais encadrées par la loi

Le Conseil constitutionnel a validé la loi pour l’égalité réelle entre les hommes et les femmes et ouvre ainsi la voie à la promulgation de ce texte considéré comme un vecteur indispensable pour faire reculer les inégalités, notamment dans le cadre professionnel.

La ministre des Droits des femmes, de la Ville de la Jeunesse et des Sports, Najat Vallaud-Belkacem se félicite de la décision du Conseil constitutionnel qui a validé dans la majorité de ses dispositions, la première loi-cadre pour le droit des femmes.

Les inégalités hommes/femmes sont désormais encadrées par la loi

Bannir les écarts de salaires

L’un de ses objectifs était de réduire les inégalités professionnelles et salariales transposant l’accord national interprofessionnel du 19 juin 2013 sur la qualité de vie au travail. Le texte renforce, ainsi, l’efficacité de la négociation en matière d’égalité professionnelle qui devient globale et se donne pour objet de définir les mesures de rattrapage des inégalités de rémunération. La négociation annuelle sur les salaires devra désormais assurer le suivi de la mise en place des mesures décidées par les négociations de l’accord sur l’égalité professionnelle. Elle pourra s’appuyer sur un rapport de situation comparée plus complet et actualisé.
Le texte prévoit également que si des écarts de rémunération sont constatés lors des négociations quinquennales sur les classifications, la négociation devra conduire à corriger les facteurs à l’origine de ces différences de rémunération permettant, de fait, de revaloriser les métiers à prédominance féminine.

 

Briser le plafond de verre

La loi a aussi pour but d’accélérer la féminisation dans le secteur public, mais aussi au sein des conseils d’administration des entreprises. Ils seront désormais obligés de comporter 40 % de femmes pour les sociétés cotées et non cotées à partir du 1er janvier 2017. L’obligation devra être atteinte en 2020 pour les entreprises de 250 à 499 salariés et enregistrant plus de 50 millions d’euros de chiffre d’affaires. Par ailleurs, la place des femmes dans les établissements publics industriels et commerciaux de l’État sera renforcée.

 

Liens:

La double peine des femmes: Discriminées au travail, pénalisées à la retraite

Le gouvernement français a promis une réforme des retraites basée sur l’équité et permettant de réparer les injustices. Ce qu’il en ressortira pour les femmes sera un marqueur essentiel de cet engagement. Depuis 1993, les réformes, qui toutes ont conduit à une baisse globale du niveau des pensions, entraînent des conséquences plus négatives encore pour les salariées. La nouvelle ne semble guère s’en démarquer.

 

Toujours importantes, les inégalités entre femmes et hommes dans la vie professionnelle s’amplifient à la retraite. Si les salaires féminins sont inférieurs d’un quart en moyenne, les pensions de droit direct le sont de 42 % (1). Et pour cause : les femmes perçoivent en moyenne des rémunérations plus faibles (y compris à fonction et temps de travail égaux), travaillent plus souvent à temps partiel et ont des carrières plus courtes en raison des interruptions liées à l’éducation des enfants. Or salaire et durée de carrière sont les deux composantes principales du calcul de la pension.

Le système de retraites et, plus globalement, la protection sociale ont été conçus il y a soixante-dix ans sur le modèle de l’homme soutien de famille, qui travaille à temps plein sans interruption et jouit de droits directs, et de la femme au foyer, qui bénéficie de droits dérivés de son statut d’épouse ou de mère. Le mode de calcul fondé sur cette norme désavantage les carrières courtes. Il aboutit, comme le reconnaît le Conseil d’orientation des retraites (COR), à un « effet globalement antiredistributif » qui va « dans le sens d’un accroissement des inégalités en défaveur des assurés à carrière courte, donc des assurés à plus bas salaires (2), et des femmes tout particulièrement » (3).

Certes, des dispositifs familiaux visent à compenser la pénalisation de carrière due à l’éducation des enfants. Ils permettent de réduire les écarts de pension, qui tombent ainsi à 28 %. Mais cela reste insuffisant, et, surtout, ces mesures n’agissent pas sur la source des inégalités. Pis, elles les entretiennent, car elles enferment les femmes dans le rôle de mère. De plus, certains dispositifs ne sont attribués que s’il y a interruption d’activité. Cette conditionnalité incite à se retirer du travail, ce qui nuit à la carrière, puis… au calcul de la pension. Au bout du compte, les rôles sexués sont pérennisés ; les femmes se voient attribuer des droits complémentaires au détriment de leurs droits directs.

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http://www.monde-diplomatique.fr/2013/09/MARTY/49631