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Global Progress Towards Gender Equality Has Stalled: IMF

By: Economy Watch News Desk Team   Date: 24 September 2013
While women now represent 40 percent of the world’s labour force, female labour force participation rate globally have been stuck around the 50 percent mark for the past two decades, warned a new IMF study released on Monday, further highlighting that women were still holding fewer salaried jobs and receiving lower wages than men.

The study, entitled Women, Work, and the Economy: Macroeconomic Gains From Gender Equity”, sought to demonstrate the need to strengthen the role of women in the economy, arguing that a greater women labour force could raise global growth prospects and improve development.

Just having as many women in the labour force as men could boost economic growth by 5 percent in the United States, 9 percent in Japan, and 34 percent in Egypt, the IMF said.

“There is ample evidence that when women are able to develop their full labour market potential, there can be significant macroeconomic gains… GDP per capita losses attributable to gender gaps in the labour market have been estimated at up to 27 percent…[and up to] 865 million women worldwide have the potential to contribute more fully to their national economies.”

The IMF found that female labour force participation rates (FLFPR) varied greatly across regions. East Asia and the Pacific saw the highest FLFPR at over 63 percent, while this rate dropped to around 21 in the Middle East and North Africa. Latin America and the Caribbean experienced the highest growth in FLFPR over the last two decades (a 13 percent increase), while the rates in North America and Europe have stayed broadly consistent during the same period (around 55 percent and 50 percent respectively).

Meanwhile though the gender wage gap was slowly decreasing, across advanced economies, the difference between male and female wages remained at 16 percent.

“Occupational segregation and reduced working hours, in combination with differentials in work experience, explain around 30 percent of the wage gap, on average,” according to the IMF.

“While narrow for young women, the wage gap increases steeply during childbearing and childrearing years, pointing to an additional “motherhood penalty,” estimated at 14 percent across the OECD countries,” the study added.

IMF Managing Director Christine Lagarde told Reuters that the world has faced difficultly in sustaining momentum on gender equality after the great progress during the 1950s.

“There’s an element of maybe fatigue, maybe déjà vu, maybe we should go back to business because we’ve made so much progress,” Lagarde said in an interview. “And yet it’s really … a cause that needs constant attention, resilience, and continued momentum.”

The global recession has also complicated the problem. In advanced economies, fewer women than men lost their jobs during the initial years of the crisis (from 2007 to 2009), as job losses were concentrated in male-dominated industries like manufacturing and construction; but from 2011 to 2012, women continued to lose jobs while the unemployment rate for men stabilised or fell.

The IMF called for a range of policies to support female labour force participation and gender wage equality. This included fiscal policies such as increasing government spending on social welfare benefits and pensions, changes in legislation to increase the awareness of legal rights to equal treatment, as well as improved incentives for females to engage in entrepreneurship.

The IMF said it would continue to contribute to enhance the analysis of the macroeconomic effects of gender inequality, while working with other international financial institutions such as the World Bank to improve the access of education in developing countries.

“The challenges of growth, job creation, and inclusion are closely intertwined. While growth and stability are necessary to give women the opportunities they need, women’s participation in the labour market is also a part of the growth and stability equation,” wrote the report.

Women make up a little over half the world’s population, but their contribution to measured economic activity, growth, and well-being is far below its potential, with serious macroeconomic consequences…. Implementing policies that remove labour market distortions and create a level playing field for all will give women the opportunity to develop their potential and to participate in economic life more visibly.”

From: http://www.economywatch.com/news/progress-gender-equality-imf.24-09.html

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Les femmes vont sauver l’économie mondiale, selon le FMI

Par Jean-Pierre Robin

Christine Lagarde, directrice générale du FMI.

Le FMI publie une note de trente pages sur la place des femmes dans l’économie mondiale. Si le travail des femmes était encouragé dans les pays développés et émergents, il constituerait un formidable tremplin de croissance, écrivent les experts du Fonds.

Alors que la Réserve fédérale américaine, la Fed, a de fortes chances d’être dirigée par une femme, en la personne de Janet Yellen, le Fonds monétaire international, dont la directrice générale est comme chacun sait Christine Lagarde, publie une note de trente pages sur la place des femmes dans l’économie mondiale. «Les femmes, le travail et l’économie; les gains macroéconomiques (à attendre) d’une égalité des sexes»: si le titre est banal, la ligne directrice est plus originale: à peu près tous les défis socio-économiques actuels pourraient être résolus par une meilleure intégration du deuxième sexe dans la vie économique officielle. Des problèmes de financement des retraites à la stabilité des marchés financiers, la face du monde en serait changée.

Le constat établi par un groupe de huit économistes, des deux sexes, n’est pas vraiment original: «les femmes constituent un peu plus de la moitié de la population mondiale, mais leur contribution aux chiffres d’activité, de croissance et de bien-être économiques est nettement inférieur à leur potentiel», nous rappelle-t-on. C’est pratiquement les termes de Mao Tsé-Toung: «les femmes peuvent soutenir la moitié du ciel», avait déclaré le fondateur de la Chine communiste, dès les années 1950.

Les disparités varient énormément d’une région à l’autre

Les femmes ne représentent actuellement que 40% de la force du travail de l’économie mondiale, du moins dans ses structures officielles, car leur participation au «secteur informel» est bien supérieure. Sans compter bien sûr le «travail non payé», autrement dit les soins ménagers, pour lesquels elles consacrent deux heures et demie de plus chaque jour que les hommes. Ces chiffres émanent notamment de l’Organisation internationale du travail.

Les disparités varient certes énormément d’une région à l’autre. L’Asie de l’Est, en particulier, se distingue par un taux de participation féminine de 63% au marché du travail contre 21% au Moyen-Orient et dans l’Afrique du Nord. Au sein des pays de l’OCDE, les écarts sont également importants. Le FMI considère que le Japon pourrait gagner 0,25% de croissance économique potentielle supplémentaire par an si l’intégration de son personnel féminin était similaire à celui des autres pays du G7. De quoi résoudre pour une bonne part les problèmes de retraites des Japonais. Et aux États-Unis eux-mêmes, il suffirait que les femmes travaillent autant que les hommes (sur le marché officiel s’entend) pour que le PIB augmente de 5%, le gain pouvant atteindre 12% dans les Émirats arabes et même 34% en Égypte.

Moins de volatilité sur les marchés

Le FMI passe en revue pratiquement tous les facteurs d’inégalité: salaires, participation aux postes de haute responsabilité dans les entreprises (outre-Atlantique, seulement 4% des CEO des 500 grandes entreprises de l’indice Standard and Poor’s sont des représentantes du beau sexe).

Hommes et femmes ont vécu assez différemment la grande récession de 2007-2009: aux États-Unis elles ont été beaucoup moins frappées par le chômage dans la mesure où 80% d’entre elles travaillent dans les secteurs de services, qui eux-mêmes ont été moins atteints que l’industrie. Dans les pays émergents, et notamment en Amérique latine, c’est exactement le contraire: au Mexique 70% des chômeurs supplémentaires étaient des femmes.

Les experts de Washington présentent un échantillon de remèdes très large, de l’éducation qui reste insuffisante dans les pays en développement, à la fiscalité dissuasive dans les pays riches, car la progressivité de l’impôt sur le revenu peut être une incitation à rester au foyer.

Les féministes n’apprendront pas grand-chose dans cette note de synthèse, qui est le fruit d’une centaine d’études d’économistes, dont certaines démontrent l’effet bienfaisant à attendre d’une plus grande participation des femmes aux marchés financiers: ils perdraient ainsi une part de leur volatilité excessive, la gent féminine étant moins portées aux excès et au court-termisme. Il n’en faut pas moins saluer la conversion du FMI à la cause des femmes: Christine Lagarde, qui a accédé à la direction générale du Fonds à l’été 2011, a le sens de la famille.

From: http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2013/09/24/20002-20130924ARTFIG00326-les-femmes-vont-sauver-l-economie-mondiale-dit-le-fmi.php

 

Les femmes au travail, c’est bon pour la croissance!

LE MONDE | 17.12.2012 à 11h34 • Mis à jour le 17.12.2012 à 12h09 | Par Annie Kahn

 La très sérieuse Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) révèle une nouvelle raison d’affirmer que “la femme est l’avenir de l’homme”.

Si davantage de personnes de la gent féminine entraient dans la vie active, c’est-à-dire exerçaient un travail rémunéré, la croissance économique mondiale bénéficierait d’un véritable “coup de fouet”, affirment les experts de l’OCDE dans un rapport intitulé “Inégalités hommes-femmes, il est temps d’agir”, publié lundi 17 décembre.

“Toute diminution de 50% de l’écart hommes-femmes en termes de taux d’activité devrait aboutir à une hausse du taux de croissance du produit intérieur brut par habitant de 0,3 point de pourcentage ; et de 0,6 point dans l’hypothèse d’une convergence totale d’ici à 2030, ont-ils calculé, en se basant sur les taux de croissance à long terme des économistes de l’Organisation. Ce qui équivaut à une progression totale de 12 % du PIB sur vingt ans.”

Les pays qui en bénéficieraient le plus, parce que partant de plus loin, sont l’Italie, dont le PIB progresserait de 22,5 % sur vingt ans, ainsi que la Corée du Sud, la Grèce, la Hongrie et le Japon. En France, le résultat serait plus modeste, avec une augmentation de 9,4 %.

PLUS DE TEMPS À TRAVAILLER

Mais, pour qu’il en soit ainsi, plusieurs conditions doivent être réunies. Le partage des tâches doit en particulier devenir plus équitable. Car si les femmes sont moins nombreuses que les hommes à exercer une activité rémunérée, elles passent globalement plus de temps à travailler – de façon rémunérée ou pas – que les hommes dans la quasi-totalité des pays de l’OCDE.

L’Inde et le Portugal font partie des plus mauvais élèves. C’est dans ces pays que le temps de travail global est le plus inégal, en défaveur des femmes. La France se situe dans la moyenne des pays de l’OCDE. En revanche, les temps de travail sont globalement équilibrés en Allemagne et au Royaume-Uni. Dans ces deux pays, le surcroît de travail non rémunéré exercé par les femmes équivaut au surcroît de travail rémunéré exercé par les hommes.

Pour que davantage de femmes puissent entrer dans la vie “active”, il est donc nécessaire de permettre à tous, hommes et femmes, de mieux équilibrer vie personnelle et vie familiale. Les jeunes de la génération Y, pour qui ce serait le voeu le plus cher, ont donc encore du pain sur la planche.

PEU NOMBREUSES EN HAUT DE L’ÉCHELLE

Ouvrir davantage les portes du marché du travail aux femmes implique aussi de “modifier les stéréotypes sexués”, rappelle ce rapport. Car si les filles ont de meilleurs résultats scolaires en fin de secondaire dans de nombreux pays de l’OCDE, elles continuent d’être moins nombreuses à s’orienter vers des études scientifiques et techniques.

Elles sont également sous-représentées dans le secteur des entreprises et à l’inverse en grand nombre dans la santé, l’aide sociale, l’enseignement et l’administration. Parce qu’elles perçoivent ces métiers comme plus compatible avec leurs tâches familiales ; mais aussi par reproduction de schémas culturels.

 

Il n’est donc guère étonnant que les femmes soient aussi peu nombreuses en haut de l’échelle hiérarchique. “Les femmes occupent moins d’un tiers des postes de direction dans la zone OCDE”, précise le rapport. La France apparaît comme le pays le moins machiste à cet égard. Environ 37 % des postes de direction y sont détenues par des femmes. En revanche, le Luxembourg, pays de la finance reine, est le plus mal noté.

Les écarts de rémunérations restent aussi marqués, en particulier parmi les plus hauts revenus. Mais l’écart salarial entre hommes et femmes est plus resserré en France que dans la moyenne des pays de l’OCDE.

MOINS NOMBREUSES À CRÉER LEUR ENTREPRISE

Les femmes sont aussi moins nombreuses que les hommes à créer leur entreprise. “Par crainte des conséquences juridiques et sociales d’un éventuel échec de leur entreprise”, rapportent les experts de l’OCDE.

 

Alors que “les nouvelles entreprises détenues par des femmes affichent de meilleurs scores en terme de créations d’emplois sur trois ans que celles détenues par des hommes en France, en Italie, en Nouvelle-Zélande et en Pologne, tandis qu’elles accusent un certain retard en Finlande, aux Pays-Bas, en République slovaque et en Suisse“, précise le rapport.

Il souligne également le rôle que pourraient jouer les financiers dans cette sous-représentation des femmes créatrices d’entreprises. “Les investisseurs en capital-risque sont principalement des hommes”, peut-on y lire. Le pays le plus vertueux à cet égard est l’Autriche, avec 30 % d’investisseurs féminins. La Corée du Sud n’en compterait aucune. Et la France se situe en haut du peloton, avec un peu plus de 20 % de femmes.

Annie Kahn

From: http://www.lemonde.fr/economie/article/2012/12/17/les-femmes-au-travail-c-est-bon-pour-la-croissance_1807301_3234.html