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Midwives: Symbol of Women’s Work Invisibility (France)

Les sages-femmes ne veulent plus être des invisibles

Alexandra Chaignon . Lundi, 18 Novembre, 2013

Les sages-femmes ne veulent plus être des invisibles

Cigognes mais pas pigeons… Depuis un mois, les sages-femmes sont massivement en grève pour une reconnaissance de leur profession, qu’elles jugent « inconnue ».  Et s’impatientent sérieusement… Des rassemblements sont organisés à Paris devant le ministère de la Santé et en province devant les Agence régionale de santé (ARS) ce mardi.

Depuis le 16 octobre, comme la majeure partie des quelque 20 000 sages-femmes de France, Marie (1) est en grève illimitée, un mouvement suivi à près de 90 % dans les maternités parisiennes (70 % à l’échelle nationale). Sur la manche de sa blouse rose, un brassard avec l’inscription «en grève». Assignée, elle continue néanmoins d’assurer la prise en charge des patientes. À l’appel de six organisations professionnelles de santé  (2), la jeune femme est descendue dans la rue le 7 novembre dernier, comme plusieurs milliers de ses collègues, pour dire son « ras-le-bol » et, surtout, dénoncer le « manque de reconnaissance » de sa profession. Son métier, Marie l’a choisi. Et elle l’aime. Mais elle a aujourd’hui du mal à l’exercer dans des conditions satisfaisantes, explique-t-elle, répétant qu’elle se sent « usée, fatiguée et ignorée ». Dans la maternité publique où elle travaille, elle enchaîne des journées de douze heures, tantôt en salle d’accouchement, tantôt en suite de couches, tantôt en consultations gynécologiques ou encore en cours de préparation à l’accouchement.

500 accouchements de plus en trois ans !

« On n’arrive pas à prendre en charge nos patientes comme on l’aimerait », confirme Agathe, sage-femme à la maternité de l’hôpital Louis-Mourier de Colombes (Hauts-de-Seine). Dans son service, elles sont 33 sages-femmes. Insuffisant pour « travailler correctement ». « On assure la sécurité des soins, mais pas la qualité », déplore la jeune femme, diplômée en 2010. « Il y a trois ans, on faisait 2 500 accouchements ici. Aujourd’hui, on dépasse les 3 000… On sent bien la différence. On est tout le temps sous pression… » « La loi HPST appliquée aux maternités, c’est concrètement 6 000 accouchements à Trousseau, mais aussi des fermetures de maternités et les postes supprimés. Et au final, on se retrouve avec plus de patientes et moins de sages-femmes », abonde Astrid Petit, sage-femme en HAD (hospitalisation à domicile) de l’Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP).

Alors que dans les hôpitaux, elles réalisent près de 80 % des accouchements, les sages-femmes restent « inconnues et invisibles », insiste Caroline Raquin, présidente de l’Organisation nationale syndicale des sages-femmes (ONSSF). De fait, les sages-femmes ne sont pas que des « accoucheuses ». « Nous avons les compétences pour effectuer le suivi gynécologique de l’adolescence à la ménopause des femmes qui ne présentent pas de pathologie », précise Nicolas Dutriaux, du Collège national des sages-femmes de France (CNSFF), rappelant que, dans ce mouvement, sages-femmes hospitalières et libérales marchent main dans la main. Des compétences qui devraient leur donner la possibilité d’être considérées comme « praticiens de premier recours », ce qui permettrait aux patientes de les consulter directement.

« Une étude a confirmé que les femmes qui bénéficient de soins dispensés par une sage-femme tout au long de leur grossesse jusqu’à l’accouchement sont moins susceptibles d’accoucher prématurément et ont nécessité moins d’interventions pendant le travail de l’accouchement », rappelle Caroline Raquin. Un point de vue partagé par la Cour des comptes qui, en 2011, préconisait un renforcement du rôle des sages-femmes dans la chaîne des soins.

La rénovation du statut et la création d’une filière maïeutique, revendique la CGT

Pour les organisations professionnelles à l’origine du mouvement, cette reconnaissance passe avant tout par l’obtention d’un statut de praticien hospitalier pour les sages-femmes de la fonction publique hospitalière. Si le Code de la santé publique définit les sages-femmes comme une profession médicale, comme les médecins, dans les faits, elles sont pour l’heure assimilées aux professions paramédicales. « Notre profession est médicale, insiste Géraldine, sage-femme à la maternité de Louis-Mourier, détaillant les cinq années d’études, dont une première année de médecine obligatoire. « Nous avons le droit de pratiquer, toutes les compétences pour le faire, de même que la responsabilité pénale. En cas de plainte devant la justice, nous sommes responsables au même titre qu’un médecin. Nous demandons juste la régularisation de notre statut. » Une revendication qui n’est pas partagée. Intégrer ce statut supposerait que les sages-femmes des hôpitaux renoncent à celui de fonctionnaire et « implique des contrats précaires de droit public », explique Vincent Cicero, secrétaire de l’Union nationale et syndicale des sages-femmes. Pour les centrales syndicales, CGT en tête, on plaide plutôt pour « la rénovation du statut » (lire ci-dessous l’entretien avec Astrid Petit de la CGT) et la création d’une filière maïeutique mais toujours au sein de la fonction publique hospitalière. Pour la CGT, le changement statutaire doit intervenir après les salaires.

1 610 euros en début de carrière

Au-delà de la divergence des points de vue sur le statut, l’exigence commune est en effet d’être mieux payées. Le salaire net des sages-femmes est actuellement de 1 610 euros en début de carrière et 2 691 euros en fin de carrière. Un salaire « correct » mais « injuste quand on le compare à celui d’un infirmier anesthésiste ». D’autant qu’elles font cinq ans d’études pour n’être reconnues qu’à bac+3. Et surtout, « nos salaires stagnent depuis 2002 », pointe Astrid, insatisfaite des propositions du ministère de la Santé sur le sujet. « Les sages-femmes ne peuvent se contenter d’un simple rattrapage (162 euros brut par mois en moyenne) », dénonce l’intersyndicale Unsa, SUD santé, FO et CGT, à laquelle s’est associé l’UNSSF. « La situation est très préoccupante, estime Astrid Petit. J’ai peur que la ministre n’ait pas compris le degré de colère des sages-femmes. »

« Sur le fond, nous sommes tous d’accord pour réclamer une reconnaissance de la profession », reconnaît Caroline Raquin. « Derrière le mot “reconnaissance”, il y a les conditions de travail et les salaires », admet aussi Astrid Petit, qui souligne que la CGT est « en phase avec les revendications de fond ». Et tous attendent avec impatience la réunion de demain au ministère de la Santé sur l’avenir de la profession.

(1) Le prénom a été modifié.

(2) ONSSF, CNSFF, CFTC, ANSFC, CNEM, ANESF.

Repères. Entre 1990 et 2010, en France métropolitaine, le nombre de sages-femmes recensées par la Drees 
est passé de 10 705 à 19 208. En France, les résultats 
de l’enquête périnatale de 2010 montrent que seulement 11,7 % 
des femmes ont consulté principalement une sage-femme pendant leur grossesse et seules 5,4 % ont consulté une sage-femme en début de grossesse. Selon le panorama de la santé 2009 de l’OCDE : en 2007, la densité des sages-femmes (57 pour 100 000 femmes) était inférieure à la moyenne OCDE (72 pour 100 000). Les sages-femmes 
ont en moyenne 42,2 ans. Les sages-femmes sont hospitalières à titre exclusif 
dans 75 % des cas.

From: http://www.humanite.fr/les-sages-femmes-ne-veulent-plus-etre-des-invisibles

Egalité professionnelle: l’homme est-il l’avenir de la femme?

Par , publié le 09/01/2014 à  07:43

Comment faire progresser la parité en entreprise? En rendant les hommes plus heureux! C’est l’approche originale du mouvement Happy Men, lancé en 2013 par Antoine de Gabrielli, chef d’entreprise. Décryptage, alors que le Premier ministre présentait lundi 6 janvier la feuille de route 2014 du gouvernement en matière d’égalité hommes-femmes. 

Egalité professionnelle: l'homme est-il l'avenir de la femme?

 De plus en plus d’hommes aspirent à mieux équilibrer vie professionnelle et vie personnelle.

 Reuters/Michaela Rehle

“On ne fait pas des enfants pour ne jamais les voir”. Ainsi parle Alexis, 33 ans, ingénieur en informatique et père de 3 enfants de 6 ans, 4 ans, et 8 mois. Depuis qu’ils sont parents, Alexis et sa femme se sont toujours organisés pour que l’un d’eux soit présent le soir pour récupérer la fratrie à la crèche ou à l’école, donner les bains, préparer le dîner… “Ma femme a des horaires plus contraints que les miens explique l’informaticien. Je privilégie donc les horaires décalés pour partir à 17h30 et m’occuper des enfants”. Un partage des tâches qu’il faut pouvoir assumer face à sa hiérarchie, et aux collègues: “On me regarde parfois curieusement, mais je n’ai aucun problème avec ça, affirme Alexis. Je suis convaincu qu’être un père présent n’empêche pas d’être un bon professionnel”.  

Libérer la parole masculine

Comme Alexis, ils seraient de plus en plus nombreux ces hommes qui aspirent à mieux équilibrer vie professionnelle et personnelle. C’est pour eux qu’Antoine de Gabrielli, chef d’entreprise, fondateur de l’association Mercredi c’est Papa, a lancé en juin dernier Happy Men. Le concept? Former des référents masculins aux principes de l’égalité en entreprise, pour qu’ensuite ils “évangélisent” leurs collaborateurs et leurs collègues, et luttent contre les stéréotypes qui pèsent sur les hommes comme sur les femmes. “Il faut faire comprendre aux responsables d’entreprise que l’égalité professionnelle n’est pas un sujet de “bonne femme” martèle Antoine de Gabrielli, contacté par L’Express. C’est une question de management et d’organisation du travail qui concerne tout le monde, car pour être performante une entreprise ne doit négliger aucun talent, féminin ou masculin. Et pour faire passer ce message, rien de mieux que de commencer par libérer la parole, lors de rencontres entre hommes”. Depuis le lancement de Happy Men, 5 entreprises (Orange, BNP Paribas, Cofely GDF Suez, Accenture, Crédit Agricole) ont décidé d’expérimenter ce dispositif, et 25 référents ont été formés par Antoine de Gabrielli.  

Arnaud Morlaës est l’un de ces “référents Happy Men”. Ce cadre supérieur chez BNP Paribas raconte qu’il a eu deux vies: “D’abord une vie de célibataire, hyperactif, qui travaillait en salle des marchés, une vie où tout allait très vite. Et depuis 6 ans une vie de père de famille, avec une femme qui occupe un poste à responsabilités, au ministère des Affaires européennes”. Quand Arnaud a rencontré celle qui allait devenir sa femme, elle avait déjà deux enfants – rejoints en 2012 par la petite dernière, Clémence. Du jour au lendemain, à 40 ans passé, Arnaud s’est trouvé plongé dans les contraintes parentales : les enfants malades, l’intendance, le casse-tête des gardes quand les deux parents travaillent… Fort de cette expérience, il a tout de suite adhéré au principe de Happy Men: “Grâce à ma position dans l’entreprise, j’ai plus de pouvoir qu’un jeune qui débute. Quand j’annonce que je pars plus tôt pour aller chercher ma fille à la crèche, personne n’ose rien me dire. C’est plus difficile pour un salarié plus jeune, qui, au pire, peut passer pour un salarié peu motivé. Pour faire évoluer les stéréotypes, il faut donc que l’exemple vienne d’en haut. J’y travaille!”.  

Lutter contre les préjugés qui touchent les hommes comme les femmes

C’est Elisabeth Karako, directrice de la diversité du groupe BNP Paribas, qui a proposé à Arnaud et à quatre autres collaborateurs de la banque de rejoindre le club des Happy Men, fin 2013: “Quand leur enfant est malade, la plupart des hommes n’osent pas demander à partir pour s’en occuper, tellement ils ont intégré l’idée que “ça ne se fait pas”. C’est sur ces préjugés qu’il faut travailler, pour permettre aux salariés de rééquilibrer leurs temps de vie, et aux salariées de prendre plus de responsabilités dans l’entreprise”. Dans les prochains mois, ces cinq croisés d’un nouveau genre vont organiser des groupes de paroles avec leurs collègues masculins. Ensuite Elisabeth Karako souhaite que le club de femmes de BNP Paribas, Mixcity, et les Happy Men, se rencontrent, “pour formuler ensemble des solutions concrètes à la conciliation vie perso/vie familiale – avec l’appui de la direction des ressources humaines, évidemment”.  

Aider les hommes à s’épanouir dans leur vie personnelle pour aider les femmes à dépasser le fameux plafond de verre – l’intention est louable et sans doute bénéfique pour l’image de l’entreprise. Mais est-elle efficace? “Oui!” affirme Brigitte Grésy, secrétaire générale du conseil supérieur de l’égalité professionnelle: “Une opération comme Happy Men a déjà le mérite de démonter certains stéréotypes, en valorisant des hommes qui s’impliquent avec bonheur dans la vie familiale. Elle est donc intéressante, mais à condition que cela n’entraîne pas une reculade de la mobilisation des femmes: dans ce contexte de crise, je préfère que les entreprises paient pour lutter contre les inégalités des femmes plutôt que pour des groupes de parole d’hommes ! En outre il ne faut pas arrêter de pointer une réalité du combat pour l’égalité femmes/hommes : il ne pourra être mené à bien sans aborder les questions de partage des responsabilités familiales, et de co-parentalité”.
La co-parentalité, un concept qui semble séduire le nouveau vice-chancelier allemand Sigmar Gabriel. Dans les colonnes du quotidien Bild, samedi dernier, le président du SPD affirme que sa récente nomination au ministère de l’économie et de l’énergie ne l’empêchera pas de continuer à prendre ses mercredis après-midi. Pour plancher sur la transition energétique ? Non, pour passer du temps avec sa petite dernière, Marie, bientôt 2 ans. Les temps changent. 

En savoir plus sur http://www.lexpress.fr/actualite/societe/egalite-professionnelle-l-homme-est-il-l-avenir-de-la-femme_1312530.html#epe2HdxT5zOIEfki.99

30 Propositions pour lutter contre les stéréotypes filles-garçons

Par , publié le 15/01/2014 à  13:16

30 propositions couvrant tout le champ de la vie quotidienne des enfants et des adolescents : c’est le contenu d’un rapport rédigé par le Commissariat général à la stratégie et à la prospective qui sera remis ce mercredi à 18h à Najat Vallaud-Belkacem, la ministre des droits des femmes.

30 propositions pour lutter contre les stéréotypes filles-garçons
 

16 des 30 propositions du rapport sur les stéréotypes filles-garçons touchent au champ scolaire et à l’orientation.

afp.com/Pierre Andrieu

En France, d’après le Haut Conseil à l’égalité entre les hommes et les femmes, le secteur privé compte 46% de salariées, mais seuls 20% des cadres dirigeants sont des femmes, payées 32% de moins que les hommes. En cause? Les stéréotypes sexistes, selon le ministère des droits des femmes qui a demandé au Commissariat général à la stratégie et à la prospective de plancher sur un ensemble de propositions destinées à lutter contre ces préjugés dès le plus jeune âge.

Les 30 propositions du rapport piloté par Marie-Cécile Naves et Vanessa Wisnia-Weill couvrent tous les champs de la vie quotidienne des enfants et des adolescents -école, orientation, pratique sportive et culturelle, et santé- mais le domaine de la vie scolaire et du choix des études centralise à lui seul plus de la moitié des propositions.

Parce que dans les esprits des jeunes et de leurs familles, les métiers, et donc les choix d’orientation, ont encore un sexe, le rapport met l’accent sur des dispositifs qui permettraient de lutter contre ces représentations: identifier les métiers porteurs non-mixtes et en assurer la promotion auprès des jeunes, proposer dès le 1er trimestre de 3e des rencontres entre familles, responsables d’établissement, et chambres de métiers et d’artisanat pour mieux informer sur les filières professionnelles, utiliser le levier des formations en alternance en aidant les jeunes filles à trouver des contrats en apprentissage dans les métiers dits masculins.

Du côté des pratiques éducatives, le Commissariat général à la stratégie et à la prospective propose de contractualiser avec les éditeurs de manuels scolaires pour qu’ils assurent un nombre équilibré de personnages féminins et masculins, de favoriser en classe au quotidien la constitution de groupes ou de binômes mixtes, et surtout de former les responsables d’établissements, du primaire au secondaire, afin de développer une plus grande neutralité des attentes vis-à-vis des élèves quelque soit leur sexe -plusieurs études ayant démontré que les professeurs accordent moins d’attention aux filles qu’aux garçons.

Les pères ne sont pas oubliés dans le rapport, avec trois propositions destinées à leur permettre de s’impliquer davantage dans leur paternité, dont le développement de dispositifs de préparation à la naissance au sein des maternités, et la promotion auprès des entreprises et des administrations d’une “charte des temps flexibles positifs” qui les accompagneraient dans la difficile conciliation entre vie professionnelle et vie familiale, via le job-sharing ou le télétravail.

En savoir plus sur http://www.lexpress.fr/actualite/societe/30-propositions-pour-lutter-contre-les-stereotypes-filles-garcons_1314337.html#ktFYUXZchqGPA4A3.99

Breaking gender stereotypes in Bangladesh

Nupur Howlader is Bangladesh’s only nationally-qualified female welder. An ILO-EU skills training programme has given her the chance to both earn a better living and challenge gender stereotypes.

Feature | 05 December 2013
DHAKA (ILO News) – In a shipyard on the coast of southern Bangladesh 2,000 men toil over huge, half-finished ships. The clatter of grinders, drills and hammers fills the air and the smell of fuel, dust and sweat is everywhere. Workers are building vessels that will be used to ferry thousands of passengers along the maze of waterways that make up the delta that runs through the Sundarbans, the largest mangrove forest in the world.

23-year old Nupur Howlader is the shipyard’s only female tradesperson. She is also about to become Bangladesh’s first nationally-certified female welder.”

One of the workers is a little different from the rest. Her long dark hair is tucked into a hard hat, her elegant hands are encased in thick gloves and her sparkling eyes are hidden behind safety glasses. 23-year old Nupur Howlader is the shipyard’s only female tradesperson. She is also about to become Bangladesh’s first nationally-certified female welder – the result of a skills training programme run by the ILO and funded by the European Union (EU) that provides technical skills to young and under-employed people. In a country where women’s participation in technical and vocational education is strikingly low, Nupur is an important role model.

“When my husband and I told our families what we wanted to do they were in total confusion. It caused a lot of tension, and they kept questioning why we wanted to take risks,” said Nupur. “I just kept thinking that if I learn how to do something useful I can make much more money than working at home. If more people start thinking this way our country can really progress. I can take my skills anywhere, they are mine forever”.

In just six months Nupur has raced through her theoretical lessons at Barisal Technical School and College and her practical placement at the Sundarbans shipyard. She is now in the last stages of her practical training at Linde Bangladesh, a local branch of the international industrial gas and engineering company. She is now nationally-certified at Level 1, meaning she can weld steel plates, make sheet metal and interpret technical drawings, among other skills. She will soon be nationally-certified at Level 2, meaning she will be able to do arc welding, join different metals and have an understanding of metallurgy.

But, as well as her technical success, Nupur is also takes pride in the way that she is challenging the status quo. “The traditional mindset is that people should pursue general education in Bangladesh. What we have realized though is that job possibilities after getting technical education are as good as after general education,” she said. “I am a welder and my skills are needed by many businesses. Being a woman has not held me back either – women can do anything. I want to see all women in jobs. Women should not be begging on the streets of Dhaka; they should have skills and be working”.

Srinivas Reddy, Director of ILO Country Office for Bangladesh agrees. “This is a great move towards breaking gender stereotypes and I hope that success of Nupur will motivate more and more women to take up non-traditional skills with decent work opportunities”.

Nationally-recognised qualifications are part of Bangladesh’s new National Technical and Vocational Qualifications Framework. The framework ensures training meets current industry skill requirements and is delivered in the shortest possible time. The ILO-run skills training programme, from which Nupur is about to graduate, is part of a comprehensive package of initiatives called the Technical and Vocational Education and Training (TVET) Reform Project, that is working to make skills across the country relevant, high quality and quickly deliverable.

The TVET Reform Project, funded by the EU, also focuses on making skills more accessible to women in Bangladesh. Female participation in technical education is strikingly low, ranging from 9 to 13 per cent in public institutions. The Government of Bangladesh, with support from the ILO, last year drafted the National Strategy for Promotion of Gender Equality in TVET, which was the first of its kind in the technical education sector.

“Promoting gender equality is a key aim of the TVET Reform Project and through our programmes we are seeing more and more young women like Nupur learning skills and challenging conservative attitudes about gender,” said William Hanna, Ambassador, Head of the EU Delegation to Bangladesh. “Bangladesh has made great progress in promoting gender equality by closing the gender gap in gross and net enrolment ratios in primary and secondary education. This success now needs to be replicated in the technical education sector”.