Tag Archives: Women and Work

In 15 countries, women cannot work without their husband’s permission

Dans quinze pays, les femmes ne peuvent travailler sans l’accord de leur mari

Le Monde.fr avec AFP

En iran, la législation donne le droit aux hommes de s'opposer à ce que leurs femmes travaillent.

Dans pas moins de quinze pays, les femmes ne peuvent pas travailler sans avoir l’autorisation de leur mari, selon un rapport de la Banque mondiale, paru mardi 24 septembre. “De nombreuses sociétés ont accompli des progrès, s’engageant petit à petit à supprimer les formes tenaces de discrimination contre les femmes, mais il reste encore beaucoup à faire”, souligne le président de la Banque mondiale, Jim Yong-kim, en préambule du rapport sur les “Femmes, les affaires et le droit”.

Parmi les 143 pays couverts par ce rapport, 15 – dont l’Iran, la Syrie, la Bolivie ou le Gabon – donnent le droit aux hommes de “s’opposer” à ce que leur femme travaille, et à les “empêcher d’accepter un emploi”. En Guinée, par exemple, elles doivent saisir les tribunaux pour faire annuler la décision de leur mari de s’opposer, “au nom des intérêts de la famille” à ce qu’elles entrent dans la vie active. A noter qu’en Russie, 456 professions, telles que conducteur de camion agricole, aiguilleur de trains ou plombier, leur sont d’office interdites, indique la Banque mondiale.

LES HOMMES SYSTÉMATIQUEMENT DÉSIGNÉS “CHEFS DE FAMILLE”

Dans au moins 29 pays, tels que l’Arabie saoudite, le Honduras, le Sénégal, la loi fait par ailleurs systématiquement des hommes les “chefs de famille”, et leur confie ainsi le contrôle de “décisions cruciales” sur le choix du lieu de vie, l’obtention de documents officiels ou l’ouverture d’un compte bancaire.

La Banque mondiale rappelle que certains pays occidentaux ont eux aussi tardé à accorder l’égalité de droits entre sexes. L’Espagne a ainsi attendu 1981 pour permettre aux femmes de se pourvoir en justice sans l’assentiment de leur mari.

Ce rapport recense par ailleurs un certain nombre d’avancées mondiales. En deux ans, 48 changements de législation, répartis dans 44 pays, ont “accru” la parité hommes-femmes, notamment en Côte d’Ivoire où les femmes sont, depuis 2013, libres de travailler sans l’accord de leur mari.

Ces progrès sont parfois fragiles, souligne le rapport, qui pointe les récents “revirements législatifs” en Egypte où des règles constitutionnelles de non-discrimination sexuelle ont été supprimées avec l’arrivée au pouvoir des Frères musulmans, depuis écartés du pouvoir.

From : http://www.lemonde.fr/afrique/article/2013/09/24/quinze-pays-interdisent-aux-femmes-de-travailler-sans-l-accord-de-leur-mari_3483888_3212.html#xtor=AL-32280515

 

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Global Progress Towards Gender Equality Has Stalled: IMF

By: Economy Watch News Desk Team   Date: 24 September 2013
While women now represent 40 percent of the world’s labour force, female labour force participation rate globally have been stuck around the 50 percent mark for the past two decades, warned a new IMF study released on Monday, further highlighting that women were still holding fewer salaried jobs and receiving lower wages than men.

The study, entitled Women, Work, and the Economy: Macroeconomic Gains From Gender Equity”, sought to demonstrate the need to strengthen the role of women in the economy, arguing that a greater women labour force could raise global growth prospects and improve development.

Just having as many women in the labour force as men could boost economic growth by 5 percent in the United States, 9 percent in Japan, and 34 percent in Egypt, the IMF said.

“There is ample evidence that when women are able to develop their full labour market potential, there can be significant macroeconomic gains… GDP per capita losses attributable to gender gaps in the labour market have been estimated at up to 27 percent…[and up to] 865 million women worldwide have the potential to contribute more fully to their national economies.”

The IMF found that female labour force participation rates (FLFPR) varied greatly across regions. East Asia and the Pacific saw the highest FLFPR at over 63 percent, while this rate dropped to around 21 in the Middle East and North Africa. Latin America and the Caribbean experienced the highest growth in FLFPR over the last two decades (a 13 percent increase), while the rates in North America and Europe have stayed broadly consistent during the same period (around 55 percent and 50 percent respectively).

Meanwhile though the gender wage gap was slowly decreasing, across advanced economies, the difference between male and female wages remained at 16 percent.

“Occupational segregation and reduced working hours, in combination with differentials in work experience, explain around 30 percent of the wage gap, on average,” according to the IMF.

“While narrow for young women, the wage gap increases steeply during childbearing and childrearing years, pointing to an additional “motherhood penalty,” estimated at 14 percent across the OECD countries,” the study added.

IMF Managing Director Christine Lagarde told Reuters that the world has faced difficultly in sustaining momentum on gender equality after the great progress during the 1950s.

“There’s an element of maybe fatigue, maybe déjà vu, maybe we should go back to business because we’ve made so much progress,” Lagarde said in an interview. “And yet it’s really … a cause that needs constant attention, resilience, and continued momentum.”

The global recession has also complicated the problem. In advanced economies, fewer women than men lost their jobs during the initial years of the crisis (from 2007 to 2009), as job losses were concentrated in male-dominated industries like manufacturing and construction; but from 2011 to 2012, women continued to lose jobs while the unemployment rate for men stabilised or fell.

The IMF called for a range of policies to support female labour force participation and gender wage equality. This included fiscal policies such as increasing government spending on social welfare benefits and pensions, changes in legislation to increase the awareness of legal rights to equal treatment, as well as improved incentives for females to engage in entrepreneurship.

The IMF said it would continue to contribute to enhance the analysis of the macroeconomic effects of gender inequality, while working with other international financial institutions such as the World Bank to improve the access of education in developing countries.

“The challenges of growth, job creation, and inclusion are closely intertwined. While growth and stability are necessary to give women the opportunities they need, women’s participation in the labour market is also a part of the growth and stability equation,” wrote the report.

Women make up a little over half the world’s population, but their contribution to measured economic activity, growth, and well-being is far below its potential, with serious macroeconomic consequences…. Implementing policies that remove labour market distortions and create a level playing field for all will give women the opportunity to develop their potential and to participate in economic life more visibly.”

From: http://www.economywatch.com/news/progress-gender-equality-imf.24-09.html

Les femmes vont sauver l’économie mondiale, selon le FMI

Par Jean-Pierre Robin

Christine Lagarde, directrice générale du FMI.

Le FMI publie une note de trente pages sur la place des femmes dans l’économie mondiale. Si le travail des femmes était encouragé dans les pays développés et émergents, il constituerait un formidable tremplin de croissance, écrivent les experts du Fonds.

Alors que la Réserve fédérale américaine, la Fed, a de fortes chances d’être dirigée par une femme, en la personne de Janet Yellen, le Fonds monétaire international, dont la directrice générale est comme chacun sait Christine Lagarde, publie une note de trente pages sur la place des femmes dans l’économie mondiale. «Les femmes, le travail et l’économie; les gains macroéconomiques (à attendre) d’une égalité des sexes»: si le titre est banal, la ligne directrice est plus originale: à peu près tous les défis socio-économiques actuels pourraient être résolus par une meilleure intégration du deuxième sexe dans la vie économique officielle. Des problèmes de financement des retraites à la stabilité des marchés financiers, la face du monde en serait changée.

Le constat établi par un groupe de huit économistes, des deux sexes, n’est pas vraiment original: «les femmes constituent un peu plus de la moitié de la population mondiale, mais leur contribution aux chiffres d’activité, de croissance et de bien-être économiques est nettement inférieur à leur potentiel», nous rappelle-t-on. C’est pratiquement les termes de Mao Tsé-Toung: «les femmes peuvent soutenir la moitié du ciel», avait déclaré le fondateur de la Chine communiste, dès les années 1950.

Les disparités varient énormément d’une région à l’autre

Les femmes ne représentent actuellement que 40% de la force du travail de l’économie mondiale, du moins dans ses structures officielles, car leur participation au «secteur informel» est bien supérieure. Sans compter bien sûr le «travail non payé», autrement dit les soins ménagers, pour lesquels elles consacrent deux heures et demie de plus chaque jour que les hommes. Ces chiffres émanent notamment de l’Organisation internationale du travail.

Les disparités varient certes énormément d’une région à l’autre. L’Asie de l’Est, en particulier, se distingue par un taux de participation féminine de 63% au marché du travail contre 21% au Moyen-Orient et dans l’Afrique du Nord. Au sein des pays de l’OCDE, les écarts sont également importants. Le FMI considère que le Japon pourrait gagner 0,25% de croissance économique potentielle supplémentaire par an si l’intégration de son personnel féminin était similaire à celui des autres pays du G7. De quoi résoudre pour une bonne part les problèmes de retraites des Japonais. Et aux États-Unis eux-mêmes, il suffirait que les femmes travaillent autant que les hommes (sur le marché officiel s’entend) pour que le PIB augmente de 5%, le gain pouvant atteindre 12% dans les Émirats arabes et même 34% en Égypte.

Moins de volatilité sur les marchés

Le FMI passe en revue pratiquement tous les facteurs d’inégalité: salaires, participation aux postes de haute responsabilité dans les entreprises (outre-Atlantique, seulement 4% des CEO des 500 grandes entreprises de l’indice Standard and Poor’s sont des représentantes du beau sexe).

Hommes et femmes ont vécu assez différemment la grande récession de 2007-2009: aux États-Unis elles ont été beaucoup moins frappées par le chômage dans la mesure où 80% d’entre elles travaillent dans les secteurs de services, qui eux-mêmes ont été moins atteints que l’industrie. Dans les pays émergents, et notamment en Amérique latine, c’est exactement le contraire: au Mexique 70% des chômeurs supplémentaires étaient des femmes.

Les experts de Washington présentent un échantillon de remèdes très large, de l’éducation qui reste insuffisante dans les pays en développement, à la fiscalité dissuasive dans les pays riches, car la progressivité de l’impôt sur le revenu peut être une incitation à rester au foyer.

Les féministes n’apprendront pas grand-chose dans cette note de synthèse, qui est le fruit d’une centaine d’études d’économistes, dont certaines démontrent l’effet bienfaisant à attendre d’une plus grande participation des femmes aux marchés financiers: ils perdraient ainsi une part de leur volatilité excessive, la gent féminine étant moins portées aux excès et au court-termisme. Il n’en faut pas moins saluer la conversion du FMI à la cause des femmes: Christine Lagarde, qui a accédé à la direction générale du Fonds à l’été 2011, a le sens de la famille.

From: http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2013/09/24/20002-20130924ARTFIG00326-les-femmes-vont-sauver-l-economie-mondiale-dit-le-fmi.php

 

Conference on working women in Egypt and their role in political participation and economic development

مؤتمر يناقش أحقية المرأة العاملة في المشاركة السياسية

24 سبتمبر, 2013 01:29 م

جانب من المتدربات بمركز التدريب المهني- صورة لأصوات مصرية

ينظم الاتحاد العام لنقابات عمال مصر بمشاركة المجلس القومي للمرأة  الخميس المقبل مؤتمره الأول للمرأة العاملة لبحث دور المرأة العاملة في المشاركة السياسية والتنمية الاقتصادية والاجتماعية

وقالت سحر عثمان، سكرتير المرأة العاملة والطفل باتحاد العمال، إن المؤتمر سيناقش أوراق عمل حول أحقية عاملات مصر اللاتي يمثلن 40% من قوة العمل، التي تقدر بنحو 25 مليون عامل وعاملة

وأكدت عثمان على أحقية المرأة العاملة فى المشاركة السياسية وإبداء الرأي فى مواد الدستور، وأحقيتهن فى التمثيل داخل المجالس النيابية، والشعبية المنتخبة دون تمييز، مشيرة إلى أهمية تعميق دورهن الاجتماعي وفي الأنشطة التي تساهم في خدمة المجتمع

وأشارت سكرتير المرأة العاملة والطفل إلى أن المؤتمر سيبحث التشريعات الخاصة بعمل المرأة وتوفير العمل اللائق لها وفقا لما نصت عليه التشريعات الوطنية واتفاقيات العمل الدولية

ويحضر المؤتمر سكينة فؤاد مستشار رئيس الجمهورية لشؤون المرأة، والمستشارة تهاني الجبالي نائب رئيس المحكمة الدستورية العليا سابقا، وعدد من النقابيات والجهات المعنية بقضايا المرأة

From: http://www.aswatmasriya.com/news/view.aspx?id=f2821ee1-9d11-41af-87e1-db47a0649599

Parental leave in France: adoption by the Senate of a draft bill on gender equality

Congé parental: projet de loi sur l’égalité hommes-femmes adopté

 

AFP

Le Sénat a adopté en première lecture, dans la nuit de mardi à mercredi, le projet de loi sur l'égalité des femmes et des hommes, dont la mesure phare, la réforme du congé parental, est destinée à inciter davantage de pères à le prendre

Le Sénat a adopté en première lecture, dans la nuit de mardi à mercredi, le projet de loi sur l’égalité des femmes et des hommes, dont la mesure phare, la réforme du congé parental, est destinée à inciter davantage de pères à le prendre.

L’ensemble de la gauche et les centristes de l’UDI-UC ont voté à main levée pour le texte, l’UMP seul se prononçant contre.

“L’UMP ne voit pas dans ce projet de loi la grande loi-cadre sur l’égalité femmes-hommes que vous annonciez”, a justifié André Reichardt. “Le groupe UMP n’a pas obtenu satisfaction sur ses amendements.

Muguette Dini (UDI-UC) a souligné pour sa part la qualité “remarquable” des débats. Si elle est satisfaite du volet consacré a la lutte contre les violences faites aux femmes, elle s’est déclarée moins convaincue par la partie congé parental.

Catherine Tasca (PS) a parlé de “première manche” “puisque bien des objectifs de ce texte ne seront réalisés que si nous progressons de manière déterminée en matière d’égalité salariale”.

“Nous ne sommes pas là pour mener la guerre des sexes: nous avons la responsabilité historique d’accélérer sur notre route vers l’égalité”, avait annoncé la ministre des Droits des femmes, Najat Vallaud-Belkacem en présentant le texte.

Une garantie contre les impayés des pensions alimentaires

Avec la réforme du congé parental, actuellement pris à 97% par les femmes, le gouvernement veut s’attaquer à “l’inégale répartition des responsabilités parentales” et lutter contre l’éloignement des mères du marché du travail.

A partir du 1er juillet 2014, les parents d’un seul enfant, qui ont aujourd’hui droit à six mois de congé, pourront prendre six mois de plus, à condition que ce soit le second parent qui en bénéficie. A partir de deux enfants, la durée du congé restera de trois ans à condition que six mois soient pris par le second parent, sinon elle sera raccourcie à deux ans et demi.

Une garantie contre les impayés des pensions alimentaires

Le gouvernement escompte que le nombre d’hommes en congé parental passera de 18.000 actuellement à 100.000 d’ici la fin du quinquennat.

Les sénateurs ont également donné leur feu vert à l’expérimentation d’un mécanisme de garantie contre les impayés de pensions alimentaires dans les Caisses d’allocations familiales (CAF) d’une dizaine de départements. La CAF se substituera au parent défaillant dès le premier mois pour verser une allocation de soutien familial, puis elle se retournera contre le débiteur. On estime que 40% des pensions alimentaires ne sont pas versées, ou ne le sont que partiellement.

Le dispositif de l’ordonnance de protection des femmes contre les violences sera renforcé: durée maximale portée de quatre à six mois, délivrance plus rapide. Le principe du maintien de la victime de violences dans le logement du couple et de l’éviction du conjoint violent sera posé. La médiation pénale ne sera possible que si la victime en fait la demande.

Les téléphones de “grande urgence”, destinés à alerter la police en cas de menace par le conjoint violent, seront généralisés.

La justice pourra condamner le conjoint violent à suivre à ses frais un stage de “responsabilisation”, pour lutter contre la récidive.

De leur côté, les entreprises condamnées pour discrimination ou non-respect des dispositions en matière d’égalité professionnelle ne pourront pas soumissionner aux marchés publics, une disposition vivement combattue par l’UMP.

Les sénateurs ont aussi interdit les concours de beauté pour les enfants de moins de 16 ans, les concours de “mini-miss”, en adoptant un amendement de la centriste Chantal Jouanno qui prévoit une sanction de deux ans d’emprisonnement et 30.000 d’amendes pour les personnes qui organisent ces concours.

Ils ont adopté un amendement RDSE (à majorité PRG) prévoyant “de privilégier dans l’intérêt des enfants la résidence alternée quand c’est possible” en cas de divorce des parents, alors que cette garde est généralement confiée aux femmes seules.

Parmi les autres mesures figure le doublement des sanctions financières à l’égard des partis politiques ne respectant pas les objectifs de parité à partir des législatives de 2017. D’autres mesures ont trait notamment à la parité dans les instances sportives ou à l’image de la femme dans les médias audiovisuels.

From: http://fr.news.yahoo.com/s%C3%A9nat-vote-r%C3%A9forme-cong%C3%A9-parental-141452417.html

 

Making the Invisible Visible: Valuing women’s work and challenging gender bias in agriculture and resource rights

 

Wednesday, September 4, 2013

Women’s Earth Alliance

Blog by Rucha Chitnis,WEA’s South Asia Program Director
 
Yashoda is slowly stepping into a leadership role in her community
“A woman is not recognized for her work,” declares Yashoda, a woman farmer in the drought-prone area of Challekere in Karnataka, India.  Yashoda is among many women farmers, who believe that they are not valued for the multiple roles they juggle as farmers, resource managers, caregivers and homemakers.

“Sometimes I wonder why I work so hard when the land is not on my name,” Yashoda continues.  We are on a small family farm, meeting women farmers, who share how gender discrimination defines how women’s immense contribution to agriculture is often overlooked and undermined. Gender inequalities also erode women’s ability to access and manage land and other productive resources and pose as a significant barrier to promoting their economic security and self reliance.

According to the United Nations Populations Fund, women work longer hours than men, in almost every country, but are usually paid less and are more likely to live in poverty. This is the same case in agriculture as well, where gendered roles imply that women perform almost all aspects of farming and post harvest activities but receive little recognition for their efforts. In India, as in many parts of the Global South, women farmers are key food producers and biodiversity managers, yet their labor remains invisible and unrecognized in their own communities and in broader policymaking.
 
Women farmers are learning about the importance of seed saving
of native crops  during drought conditions
A series of grants from Women’s Earth Alliance is enabling our partner, the GREEN Foundation (GREEN), to address this gender bias in agriculture and mentor women farmers, like Yashoda, as community leaders, who in turn will act as mentors and resource people to other women in their communities in sustainable agriculture and promote rights of women as farmers.
Over the past 18 months, the GREEN team has worked hard to offer a holistic capacity building program for women farmers; these include peer to peer exchanges with farmers who are pioneering sustainable agriculture practices and are diversifying their livelihoods through poultry management and growing fruit trees with food crops. Challekere is a drought-prone area and women, as water primary water collectors, bear a disproportionate brunt of this scarcity. Recognizing the impact of these gendered roles on women, GREEN has also trained them on making “wicking” beds, a water efficient and space saving method for vegetable cultivation and on other dry land management practices.
“We aim to break through mental, social and cultural barriers that define women’s lives, in order that they may become true leaders of their communities. An important aspect of our approach, therefore, involves initiating discussion platforms that create an inclusive, safe atmosphere for women to express their struggles and gain the confidence needed to become strong advocates for their own cause,” notes Veena Hassan, a gender expert and the former project director at GREEN.
Rural women are often sidelined in political leadership and decision-making, and GREEN staff have oriented women farmers on Panchayat (local self governing units) schemes and services and have  mentored women to embrace their leadership in their respective villages so that they can demand their rightful entitlements by forming peer pressure groups if they were denied any services due to corruption or exploitation of poor farmers.
Veena believes that self-sustenance of women at, both, individual and community level is crucial and that promoting sustainable agriculture practices with a strong framework of human rights is an approach that has great potential for creating a peaceful, ecologically balanced and just society.
“I felt like I was in a well and now I am surfacing and swimming in a bigger world,” reflects Yashoda on the impact of her participation in GREEN’s women’s leadership program.
 https://womeneconomicrights.files.wordpress.com/2013/09/98e4e-img_4302.jpg
Veena Hassan, far left, believes that women need to embrace their
leadership at, both, the individual and community level

Zeinab Nasrallah, a typical case of a struggling rural woman with a multiform workload

On July 22, 2013 Al Akhbar newspaper published a profile report on 39 years old Zeinab Nassrallah, who grows tobacco in an area exceeding 50 thousand square meters, produce bread, and sell it on a daily basis, also runs a small commercial shop near her home, and follows studies in one of the neighboring religious schools ‘Hawzaat’. The newspaper report describes in much detail Zeinab’s daily multiple chores, and quotes her saying that organization and good management are the two backbones of success. Despite the skepticism of some of her neighboring farmers about her capacity to grow tobacco alone on such a large area, Zeinab indicated that she began at 17 years of age by cultivating 12 dunums, reaching now 50 dunums and aiming for more. She noted that the personal and external difficulties that she has gone through (poverty, war and the premature death of her father) have strengthened her resolve to maintain her dignity and the dignity of her sisters.
Zeinab points out that what bothers her most are not work difficulties but criticisms by others. Some for example do not approve of her driving a pick-up truck to transfer laborer. Nevertheless, Zeinab remains upbeat and ambition now to learn how to fix vehicles to address emergencies. She also has plans to raise cattle and bees, and thus secure less strenuous livelihood opportunities to her sisters.
Source: Al-Akhbar 22 July 2013

زينب تزرع 50 دونماً دخّاناً وتخبز 400 رغيف يومياً

داني الأمين

عندما تنهض زينب نصرالله (39 سنة) عند الثالثة فجراً، يبدأ يوم عمل جديد. بسرعة ترتدي زينب ثياب العمل وتدير محرّك سيارتها الجديدة من نوع «بيك آب». تجول على عدد من الأيدي العاملة من أبناء بلدتها، لتقلّهم الى سهل الخيام، الذي يبعد عن البلدة نحو 25 كلم. هناك يكون القطاف على أنوار مستعمرة المطلّة الخافتة، فالقطاف الباكر جداً ضروريّ لاستغلال الوقت، لكنه يحتاج الى الضوء الذي لا توفّره الدولة هنا.

تتسابق زينب وعمالها إلى قطاف أوراق التبغ المرّة، لأن الحقول التي زرعتها كبيرة جداً، تزيد مساحتها على 50 ألف متر مربع، وهو رقم لم يصل اليه مزارع جنوبي حتى الآن، فكيف اذا كانت مزارعة ــ امرأة.
تخبز زينب الخبز ايضا وتبيعه، اضافة الى مواظبتها على ادارة دكان صغير قرب منزلها، ومتابعة دراستها الدينية في احدى حوزات المنطقة. 50 ألف متر مربع مزروعة بشتول التبغ مغامرة كبيرة في نظر أبناء المنطقة من المزارعين، فكيف مع كل الاعمال الاخرى الاضافية.
يقول علي ابراهيم، من بلدة عيترون، «نحن عائلة من 8 أفراد نزرع طوال السنة 10 دونمات، ولا وقت لدينا للفراغ»، ويعتبر أن «زراعة 50 دونم أمر مستحيل»، لكن لزينب رأياً آخر وتجربة أخرى، تروي انها «بدأت بزراعة 12 دونماً، وأنا في السابعة عشرة من عمري، أما اليوم فأزرع الخمسين دونم وأطمح للمزيد»، وتعتبر أن «التنظيم والادارة هما أساس النجاح، لذلك أجيد استخدام الوقت والمصاريف». تتحدث زينب عن أيام الفقر والاحتلال، يومها فكّرت ماذا عليها أن تفعل للحفاظ على كرامتها وكرامة أخواتها، «تعلّمت زراعة التبغ من والدي، الذي رحل عنا باكراً، فأخذت على عاتقي متابعة الطريق، وعلمت أنني استطيع فعل كل شيء بالصبر والنظام».
عند المغيب تتهيأ زينب وأخواتها الثلاث لصناعة الخبز المرقوق، أما في أوقات الاستراحة من زراعة التبغ، فتعمل زينب على خبز الخبز مع احدى شقيقاتها، وتقول «علينا ان نخبز يومياً 20 عدّة خبز كحدّ أدنى»، أي ما يعادل 400 رغيف خبز، يتم تسويقها بسرعة قياسية، «الزبائن يحضرون الى المنزل ليأخذوا الخبز وبعض التجار يوزعونه على المحال التجارية». هذا لا يعني أن لا وقت للفراغ عند هذه الأسرة، «نعيش كغيرنا من أبناء البلدة، لكننا نستغلّ الوقت جيداً، ونفتح دكاناً صغيراً كان يحقق لنا أرباحاً معقولة، فنحن نستطيع البيع والشراء أثناء عملنا في شكّ التبغ أو خبز الخبز في جوار المنزل، لأن الزبائن يعلمون مكان وجودنا».
في شهر أيار من كل عام تكون زينب قد انتهت من زراعة شتول التبغ وبدأت بقطاف شتول أخرى، فالأراضي تحتاج الى وقت طويل لزراعتها ( بين آذار ونيسان)، وتحتاج زينب الى نحو 10 عمال لمساعدتها على القطاف، لأن سهل الخيام ينتج بشكل مضاعف، نسبة الى أراضي القرى الجبلية، وهذا يساعد زينب على ترك العمل في الحقل قليلاً لتعود الى البلدة لمتابعة عملية شك الأوراق، التي توزع الكثير منها على بنات الضيعة ليساعدنها على شكّها مقابل أجر محدد، في الوقت عينه تقوم زينب بطبخ الطعام للعمال داخل منزلها، وأحياناً تستغل بعض أوقات الفراغ لمتابعة دروسها الدينية.
تحتاج زراعة 50 دونماً من التبغ الى مصاريف كثيرة، اضافة الى استئجار الرخص من أصحابها، تقول زينب «تكلفني زراعة هذه الأراضي 30 مليون ليرة سنوياً، أما الانتاج الصافي فيزيد على الخمسين مليون ليرة». انتاج زينب وأخواتها بات مثالاً يُحتذى. حتى أن بعض الأمهات بتن يعايرن بها أولادهن من الشباب العاطلين عن العمل، ويقلن لهم «شوفو زينب كيف بتشتغل بتعرفوا انوا بالبلد ما بيخلى الشغل». أحد أبناء البلدة من المغتربين، قرّر ترك الاغتراب في ألمانيا والعودة الى زراعة التبغ في سهل الخيام، «استأجر 30 دونماً وزرعها هذا العام على أمل الانتاج المضاعف». تقول زينب «أجرة دونم الأرض في سهل الخيام 25 الف ليرة سنوياً، بينما في البلدة تزيد على 50 ألف ليرة، أما الانتاج فهو مضاعف أيضاً، ما يعني أن الأرباح ستكون أكثر بكثير، لذلك زراعة 50 دونم تحتاج الى استئجار 20 رخصة تبغ». أكثر ما يزعج زينب اليوم، ليس العمل وصعوبته، بل «لأن البعض يحاول انتقادي على عملي الكثير، وكأنه يتعب عني»، أما سيارة «البيك آب» فلم تحرج زينب أكثر مما زعجها عدم تقبل البعض لقيادتها ونقل عمالها الى عملهم، وكلّ ذلك لا يبدو أنه سيخفّف من نشاط زينب فهي «تطمح لتعلم كيفية تصليح أعطال السيارة الطارئة، كي استطيع تخليص نفسي واستغلال وقتي»، كما تطمح لاقامة مزرعة لتربية الأبقار وتربية النحل، وايجاد فرص انتاجية أقل مشقّة على شقيقاتي، فكل ما اريده أن يعمل شقيقاتي في مؤسسة تابعة لهن، حفاظاً على كرامتهن وعزتهن».

مجتمع واقتصاد
العدد ٢٠٦٠ الإثنين ٢٢ تموز ٢٠١٣

Business Women Association (Lebanon) President on business women and current challenges

 On July 20, 2013 Nahar newspaper published an interview with Leila Karameh, president of the Business Women Association, where she outlined the realities facing women during the current difficult economic conditions, and the role of her association in that matter.

Karameh noted the worsening economic conditions in the country and the factors behind that situation. She indicated that the business activity level during this period is almost ‘zero’, and that the situation of business women has fallen under the red-line; in view of demands for reimbursement of bank loans at a time when their enterprises have recorded almost no income for more than a year. She also pointed out to difficulties in concluding soft loan agreements with the banks who still insist on getting approval and signature of their husbands, in addition to the other normal financial guarantees.
Regarding her association, she indicated that the objective from its establishment in 1997 was to bring together the business women community together in one body. Today, the association includes 52 business women members originating form all parts of the country and confessional groups. Concerning the level of participation of women in the business community, Karameh identified three key obstacles to which the association was confronted in trying to conduct a study on this matter. The first obstacle is that business women are not enrolled in chambers of commerce, the second is that there are companies registered in the name of women while in effect they belong to the husbands who work in the public sector and therefore cannot register the establishment in their name. The third obstacle is the fact there are a large number of women who work in crafts at homes without a commercial register. Furthermore, Karameh outlined some of internal problems she faced in the association which recently witnessed an internal dissension fueled by an external political figure. In terms of new activities, she indicated that the Association is preparing to participate in a major marketing event and conference in Qatar organised by Businesswomen League of Qatar presided by Sheikha Al-Anound Al Thani.
Politically, the head of BWA explained that her recent candidacy for Parliament was out of concern for women and development, and in order to make the voices of Lebanese women heard in decision-making circles. From a developmental perspective, Karameh aims is to reinforce the position of Tripoli on the country map, economically, educationally, developmentally and media wise. For that, she is seeking to set up a vocational center in Tripoli to educate young men and women who dropped out from the educational system and so as to help them in finding work opportunities.

Source: Al-Nahar 20 July 2013

 

كلام اقتصادي – ليلى كرامي: نمو الاقتصاد مرتبط بالأمن والخطاب السياسي

20 تموز 2013

لأنها إبنة مدينة طرابلس وتعرف مدى حاجة عاصمة الشمال الى الانماء، ولأنها تريد ايصال صوت المرأة الى مراكز القرار، كان قرار رئيسة تجمع سيدات الاعمال ليلى كرامي الترشح الى الانتخابات النيابية. ولكن التمديد للمجلس أخر هدفها، ولأنها كما تقول إن، وبرأيها اسباب قرار التمديد واضحة “يخافون على صفقات الغاز والنفط، ويريدون افقار اللبنانيين أكثر حتى يشتروهم بأبخس الاسعار في الانتخابات المقبلة”.

كيف تقيمين الوضع الاقتصادي؟

سيئ جدا، وثمة عوامل عدة جعلته يزداد سوءا، لعل اهمها تشنج الخطاب السياسي، وتسييس الاقتصاد، والصفقات والسرقات من حساب الخزينة. يضاف الى هذه العوامل عامل مهم وهو القضاء على الموسم السياحي الذي يعتبر موردا مهما لرفد الاقتصاد بكل قطاعاته. فكل القطاعات الاقتصادية مرتبطة بعاملين اساسيين: “الامن” والخطاب السياسي.

من المسؤول عن تردي الاوضاع الاقتصادية؟

أحب أن استشهد هنا بما قاله لنا رئيس الجمهورية ميشال سليمان لسيدات الاعمال في لقائه الاخير معهم، إذ اكد أن كل القطاعات مرتبطة بسياسة الاشخاص. وكشف لنا انه محاصر بسلطة سياسية لا تمكنه من اتخاذ قرارات مصيرية تتلاءم مع المرحلة الحساسة والدقيقة التي تمر في لبنان وتتناسب مع مصلحة الشعب اللبناني.

 ما المطلوب برأيك لاعادة الحياة الاقتصادية الى السكة؟

ثمة ضرورة لفصل السلطات، إذ من غير الممكن أن تكون السلطة التنفيذية والتشريعية هي التي تشرع وتنفذ بما يتلاءم مع مصالحها وليس بما يتناسب مع مصلحة الشعب. كذلك من الاهمية القضاء على الطائفية والمذهبية في التعيينات الى جانب اعتماد المراقبة والمحاسبة في كل الدوائر الرسمية، بمعنى ان يكون هناك سيف مصلت على رأس المرتشي وكل من يسيء الى اسم لبنان ومصلحة شعبه.

 هل مناخ الاعمال في لبنان ملائم لسيدات الاعمال؟

مناخ الاعمال في هذه الفترة يعادل الصفر. وقد أرسلنا كتابا الى رئيس الجمهورية نشكو له وضع سيدات الاعمال الذي اصبح تحت الخط الاحمر. فالمصارف قدمت قروضا للقطاعات الاقتصادية وشجعتها، ولكن منذ نحو أكثر من عام ليس هناك من مدخول.
ما الهدف من تأسيس تجمع سيدات الاعمال؟
عندما أسست التجمع عام 1997 إذ لم يكن في حينه هيئة رسمية تمثل سيدات الاعمال. كنت السيدة الوحيدة التي تحضر منتديات رجال اعمال كانت تضم في بعض الاحيان نحو 400 رجل اعمال. كان هدفي الاول لمّ شمل سيدات الاعمال في هيئة اقتصادية.

كم يقدر عدد سيدات الاعمال في لبنان؟ وما هو عدد المنضويات الى التجمع؟

حاولت ان اجري دراسة عام 2000 عن عدد سيدات الاعمال وحجم اعمالهن في لبنان، ولكني واجهت 3 معوقات: أولها ان سيدات الاعمال لسن منتسبات الى الغرف، ثانيهما أن ثمة شركات مسجلة بإسم المرأة ولكنها في الواقع هي لزوجها الذي يعمل في القطاع العام ولا يمكنه تسجيل المؤسسة بإسمه، ثالثهما أن ثمة سيدات يعملن في مجال الحرف اليدوية في منازلهن وليس لديهن سجل تجاري. أما التجمع فيضم 52 سيدة اعمال من كل المناطق والطوائف.
 ولكن يبدو أن بعض السيدات لديهن ملاحظات استوجبت خروجهن من التجمع؟

بعض السيدات حاولن القيام بانقلاب على التجمع بتحريض من احد السياسيين. ولكن كوني انسانة عنيدة وصادقة، فشل الانقلاب. وأكثر فقد انقلب السحر على الساحر، واسقطنا عضويتهن في وزارة الداخلية. وهنا أوجه الشكر الى المدير العام السابق للداخلية عطالله غشام الذي اعطاني شهادة شفهية في يوم الاستقلال 2012 اعتز بها جدا، حيث قال لي أمام الجميع في القصر الجمهوري “ليلى حفرت الصخر بإصبعها ووصلت الى القمة”.
هل تخشين على التجمع من الانفراط في ظل هذه الظروف؟
لم يحصل ان توقفنا بسبب انفجار أو معركة أو حدث. إذ نعتبر أن الحياة الاقتصادية مستمرة، وعلينا أن نتابع مسيرتنا مهما حصل، بدليل أننا نحضر للمشاركة في معرض ومؤتمر في قطر مع رابطة سيدات اعمال قطر برئاسة الشيخة العنود آل ثاني، حيث سنعرض منتجات لبنانية من صنع سيدات اعمال لبنانيات.
اجتزنا مرحلة صعبة جدا، ووصلنا الى نهاية النفق الذي نتمنى ان نخرج منه سالمين قبل أن يقضي علينا وعلى لبنان.

 ما هي المشكلات التي تواجه المرأة في عالم الاعمال؟

أبرزها يكمن في التعامل مع المصارف التي ترفض ان تعطيها القروض الميسرة ما لم تحصل على موافقة زوجها وتوقيعه، اضافة الى الكفالة.

 لقد طرقت باب الانتخابات النيابية؟

ترشحت عن المقعد السني في دائرة طرابلس، لسببين: المرأة والانماء. اريد ان اوصل صوت المرأة اللبنانية الى موقع أخذ القرار كشريكة للرجل في كل القطاعات وكمربية للاجيال. أحزن عندما اسمع أو ارى نساء لبنان الرائدات يطالبن بحقوقهن من الرجل. أما بالنسبة الى الانماء فإن هدفي هو اعادة وضع طرابلس ضمن الخريطة اقتصاديا وتربويا وانمائيا واعلاميا. ومشروعي يتمثل بفتح مركز حرفي لتعليم الاولاد الذين تسربوا من المدارس وليس لديهم القدرة المادية أو الفكرية ليتعلموا مهنة حرفية، ومساعدتهم في ايجاد فرص عمل توفر لهم لقمة عيش وتحميهم من الانجراف والانحراف وراء تيارات مشبوهة ومسلحة.

Unpaid work in France: 3h17 per day, 32% of GDP

Le travail non rémunéré en France, 3h17 par jour, 32% du PIB

– Publié le 12/04/2011 à 23:42 –

PARIS (Reuters) – Cuisiner, garder les enfants, faire les courses, promener le chien: le travail non rémunéré accapare en moyenne 3h17 du temps des Français chaque jour, soit une heure de plus qu’en Corée du Sud et une heure de moins qu’au Mexique, montre le “Panorama de la société” 2011 publié mardi par l’OCDE.

Ces tâches sont classées comme “travail” par l’Organisation de coopération et de développement économiques tout simplement parce qu’elles pourraient être effectuées par quelqu’un d’autre, à la différence, par exemple, de la toilette, du sommeil ou des loisirs.

Et leur poids économique est loin d’être négligeable: valorisées à leur “coût de remplacement”, c’est à dire au prix que représenterait leur réalisation par un professionnel, elles pèsent 32% du produit intérieur brut (PIB) en France, un chiffre très proche de la moyenne de l’OCDE.

Sur les 29 pays suivis par l’organisation internationale, le travail non rémunéré représente 3 heures et 27 minutes par jour. Les données s’échelonnent de 2h16 pour la Corée du Sud à 4h13 pour les Mexicains.

En additionnant travaux rémunérés et non rémunérés, les Mexicains sont occupés près de dix heures par jour, contre 8h04 en moyenne dans l’OCDE et 7h28 en France. Les Belges ferment la marche avec un temps de travail moyen de 7h07.

Les chiffres de l’OCDE montrent que les populations des pays asiatiques consacrent moins de temps aux travaux non rémunérés que les pays européens, qu’ils soient latins ou nordiques. Ce qui s’explique notamment par un temps de travail rémunéré bien supérieur.

En terme de poids du travail non rémunéré dans l’économie, la France se situe dans la moyenne de l’ensemble de l’OCDE et tout près de la plupart de ses voisins européens. Mais la fourchette est large puisqu’elle va de 19% du PIB seulement en Corée du Sud à 53% au Portugal.

LE CLIVAGE HOMME-FEMME PERSISTE

Les différences sont dans les détails: les parents français consacrent ainsi moins d’une heure par jour à leurs enfants, contre 1h51 en moyenne dans l’OCDE et près de quatre heures, par exemple, en Irlande.

Pour ce qui est de la cuisine et de la vaisselle, l’étude montre que 63% des adultes y participent en France alors que ce taux avoisine 80% dans les pays scandinaves et qu’il dépasse tout juste 50% aux Etats-Unis.

Le panorama de l’OCDE met aussi en évidence la persistance d’un certain nombre de stéréotypes solidement ancrés sur le partage des tâches entre hommes et femmes, du moins en France.

En caricaturant à peine, les femmes cuisinent, font le ménage et prennent soin des enfants pendant que les hommes bricolent. Le contraste est parfois très marqué: les hommes consacrent en moyenne 21 minutes par jour à la cuisine et à la vaisselle… contre 83 minutes pour les femmes.

Un rapport du simple au quadruple qui vaut aussi pour le ménage tandis qu’il est d’un pour trois pour le temps consacré aux enfants (12 minutes quotidiennes pour les hommes, 35 pour les femmes) et qu’il s’inverse pour le bricolage (13 minutes pour les hommes, trois minutes pour les femmes).

Au total, les femmes françaises consacrent 4h18 par jour à des travaux non rémunérés, contre 2h16 pour les hommes, un écart un peu inférieur à la moyenne OCDE (4h39 contre 2h11).

Le temps nettement supérieur consacré par les femmes au travail non rémunéré et son poids global dans l’économie incitent à conclure qu’un taux de féminisation accru de la population active pourrait favoriser la croissance, en “réintégrant” dans le PIB une partie des tâches qui en sont aujourd’hui exclues.

Un pas que l’OCDE ne franchit pas, tout en notant que “les données nationales croisées suggèrent que ce processus se produit”.

Marc Angrand, édité par Jean-Baptiste Vey

From: http://www.lepoint.fr/fil-info-reuters/le-travail-non-remunere-en-france-3h17-par-jour-32-du-pib-12-04-2011-1318604_240.php

Complément au PIB : IndicateursTravail rémunéré et non rémunéré – Travail non rémunéré

Complément au PIB – IndicateursTravail rémunéré et non rémunéré – Travail non rémunéré

L’indicateur « Volume de travail non rémunéré » montre l‘importance du travail non rémunéré et de ses composantes en Suisse, la contribution des femmes et des hommes ainsi que l’évolution entre 1997 et 2010.
La combinaison de résultats au niveau des personnes et des ménages (temps consacré au travail non rémunéré selon la situation familiale et le sexe) avec une perspective macroéconomique ainsi que la présentation d’indicateurs monétaires et non monétaires (volume de travail non rémunéré par an, évaluation monétaire du travail non rémunéré) forment la base d’une meilleure appréhension des relations entre travail rémunéré et travail non rémunéré à tous les niveaux de la société.
Le compte satellite de la production des ménages, qui calcule une valeur ajoutée du travail non rémunéré sous la forme d’un modèle, permet une comparaison directe avec les agrégats de la statistique macroéconomique (PIB, consommation, investissements, etc.).
L’engagement bénévole de la population peut en outre servir d’indicateur de la cohésion sociale. On peut citer ici comme exemple une analyse sur les prestations non rémunérées des aînés (cf. publication Démos 1/2010, page 11ss :
http://www.bfs.admin.ch/bfs/portal/fr/index/news/publikationen.html?publicationID=3865 Site externe. La page s'ouvrira dans une nouvelle fenêtre.). Parmi ces prestations figurent notamment les soins non rémunérés prodigués au ou à la partenaire dans le propre ménage et les aides informelles pour d’autres ménages telles que la prise en charge des petits-enfants : le temps investi par les personnes de 65 ans et plus dans de telles activités atteint environ 363 millions d’heures (en 2007), soit la durée normale de travail de 53’000 postes à plein temps.

Sources: OFS, Enquête suisse sur la population

Etat avril 2012

En 2010, la population résidante permanente de 15 ans et plus a consacré quelque 8,2 milliards d’heures aux tâches domestiques et familiales et au travail bénévole. Cela correspond à 22 heures en moyenne par personne pour une semaine. Près de deux tiers de ces heures ont été accomplies par des femmes (63%).
Les tâches domestiques ont représenté 6,3 milliards d’heures au total, soit les trois quarts du volume global du travail non rémunéré exprimé en heures. Les tâches de prise en charge d’enfants ou d’adultes nécessitant des soins dans le ménage ont totalisé 1,3 milliard d’heures par an (16% du volume global). 640 millions d’heures ont été investies dans le travail bénévole (8% du volume global).
Le temps consacré au travail non rémunéré a augmenté de 5% environ entre 1997 et 2010. Le volume du travail non rémunéré accompli par les hommes s’est accru de 4 points depuis 1997 pour atteindre 37% du volume global.
Selon les estimations pour 2010, la production des ménages contribue à raison de 44% environ à l’économie nationale élargie des prestations non rémunérées. Cette part fluctue entre 44% et 47% depuis 1997.

Contexte
En Suisse, le travail non rémunéré représente un volume plus important que celui du travail rémunéré. La statistique du volume du travail de l’OFS fait état pour l’année 2010 d’un volume effectif de travail de 7,5 milliards d’heures payées. Entre 1997 et 2010, ce volume s’est accru de quelque 14% (d’environ 22% pour les femmes et d’environ 10% pour les hommes).
Avec la forte hausse du nombre de ménages dit « à double revenu » au cours des 20 dernières années, on peut se demander qui va assurer à l’avenir les travaux domestiques et la prise en charge des enfants, comment va-t-on concilier vie active et vie familiale et quelles en seront les conséquences. De plus, on peut supposer qu’une partie importante de l’accroissement du revenu de ces ménages est engloutie dans des dépenses supplémentaires (par ex. pour la prise en charge des enfants).
Pour pouvoir évaluer l’évolution du bien-être et de la qualité de la vie, il est donc nécessaire d’avoir des connaissances approfondies sur l’organisation de la production non rémunérée des ménages. L’augmentation de la charge totale des parents montre que même si les mères exercent plus souvent une activité professionnelle, le temps qu’elles consacrent en particulier aux tâches familiales n’a que très peu diminué (voir aussi l’analyse: Temps consacré au travail domestique et familial: évolutions de 1997 à 2007. OFS, Neuchâtel 2009 Site externe. La page s'ouvrira dans une nouvelle fenêtre.). Les pères et les mères investissent aujourd’hui nettement plus de temps à la prise en charge des enfants qu’en 1997.
Le volume de temps consacré au travail non rémunéré est en outre lié à l’évolution démographique. Le nombre de ménages privés Site externe. La page s'ouvrira dans une nouvelle fenêtre. a progressé d’un peu plus de 10% entre 2000 et 2010, alors que celui des ménages d’une personne et des ménages formés d’un couple sans enfant s’est dans le même temps accru de respectivement 15% et 16% environ. Si le nombre de couples avec enfant(s) est resté au même niveau qu’en 2000, celui des familles monoparentales a parallèlement augmenté de plus de 14%.

Comparaison internationale
Il n’est pas encore possible d’établir des comparaisons internationales. Différents groupes de travail de l’OCDE et d’Eurostat travaillent à une harmonisation des définitions.

From: http://www.bfs.admin.ch/bfs/portal/fr/index/themen/00/09/blank/ind42.indicator.420009.420002.html