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Midwives: Symbol of Women’s Work Invisibility (France)

Les sages-femmes ne veulent plus être des invisibles

Alexandra Chaignon . Lundi, 18 Novembre, 2013

Les sages-femmes ne veulent plus être des invisibles

Cigognes mais pas pigeons… Depuis un mois, les sages-femmes sont massivement en grève pour une reconnaissance de leur profession, qu’elles jugent « inconnue ».  Et s’impatientent sérieusement… Des rassemblements sont organisés à Paris devant le ministère de la Santé et en province devant les Agence régionale de santé (ARS) ce mardi.

Depuis le 16 octobre, comme la majeure partie des quelque 20 000 sages-femmes de France, Marie (1) est en grève illimitée, un mouvement suivi à près de 90 % dans les maternités parisiennes (70 % à l’échelle nationale). Sur la manche de sa blouse rose, un brassard avec l’inscription «en grève». Assignée, elle continue néanmoins d’assurer la prise en charge des patientes. À l’appel de six organisations professionnelles de santé  (2), la jeune femme est descendue dans la rue le 7 novembre dernier, comme plusieurs milliers de ses collègues, pour dire son « ras-le-bol » et, surtout, dénoncer le « manque de reconnaissance » de sa profession. Son métier, Marie l’a choisi. Et elle l’aime. Mais elle a aujourd’hui du mal à l’exercer dans des conditions satisfaisantes, explique-t-elle, répétant qu’elle se sent « usée, fatiguée et ignorée ». Dans la maternité publique où elle travaille, elle enchaîne des journées de douze heures, tantôt en salle d’accouchement, tantôt en suite de couches, tantôt en consultations gynécologiques ou encore en cours de préparation à l’accouchement.

500 accouchements de plus en trois ans !

« On n’arrive pas à prendre en charge nos patientes comme on l’aimerait », confirme Agathe, sage-femme à la maternité de l’hôpital Louis-Mourier de Colombes (Hauts-de-Seine). Dans son service, elles sont 33 sages-femmes. Insuffisant pour « travailler correctement ». « On assure la sécurité des soins, mais pas la qualité », déplore la jeune femme, diplômée en 2010. « Il y a trois ans, on faisait 2 500 accouchements ici. Aujourd’hui, on dépasse les 3 000… On sent bien la différence. On est tout le temps sous pression… » « La loi HPST appliquée aux maternités, c’est concrètement 6 000 accouchements à Trousseau, mais aussi des fermetures de maternités et les postes supprimés. Et au final, on se retrouve avec plus de patientes et moins de sages-femmes », abonde Astrid Petit, sage-femme en HAD (hospitalisation à domicile) de l’Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP).

Alors que dans les hôpitaux, elles réalisent près de 80 % des accouchements, les sages-femmes restent « inconnues et invisibles », insiste Caroline Raquin, présidente de l’Organisation nationale syndicale des sages-femmes (ONSSF). De fait, les sages-femmes ne sont pas que des « accoucheuses ». « Nous avons les compétences pour effectuer le suivi gynécologique de l’adolescence à la ménopause des femmes qui ne présentent pas de pathologie », précise Nicolas Dutriaux, du Collège national des sages-femmes de France (CNSFF), rappelant que, dans ce mouvement, sages-femmes hospitalières et libérales marchent main dans la main. Des compétences qui devraient leur donner la possibilité d’être considérées comme « praticiens de premier recours », ce qui permettrait aux patientes de les consulter directement.

« Une étude a confirmé que les femmes qui bénéficient de soins dispensés par une sage-femme tout au long de leur grossesse jusqu’à l’accouchement sont moins susceptibles d’accoucher prématurément et ont nécessité moins d’interventions pendant le travail de l’accouchement », rappelle Caroline Raquin. Un point de vue partagé par la Cour des comptes qui, en 2011, préconisait un renforcement du rôle des sages-femmes dans la chaîne des soins.

La rénovation du statut et la création d’une filière maïeutique, revendique la CGT

Pour les organisations professionnelles à l’origine du mouvement, cette reconnaissance passe avant tout par l’obtention d’un statut de praticien hospitalier pour les sages-femmes de la fonction publique hospitalière. Si le Code de la santé publique définit les sages-femmes comme une profession médicale, comme les médecins, dans les faits, elles sont pour l’heure assimilées aux professions paramédicales. « Notre profession est médicale, insiste Géraldine, sage-femme à la maternité de Louis-Mourier, détaillant les cinq années d’études, dont une première année de médecine obligatoire. « Nous avons le droit de pratiquer, toutes les compétences pour le faire, de même que la responsabilité pénale. En cas de plainte devant la justice, nous sommes responsables au même titre qu’un médecin. Nous demandons juste la régularisation de notre statut. » Une revendication qui n’est pas partagée. Intégrer ce statut supposerait que les sages-femmes des hôpitaux renoncent à celui de fonctionnaire et « implique des contrats précaires de droit public », explique Vincent Cicero, secrétaire de l’Union nationale et syndicale des sages-femmes. Pour les centrales syndicales, CGT en tête, on plaide plutôt pour « la rénovation du statut » (lire ci-dessous l’entretien avec Astrid Petit de la CGT) et la création d’une filière maïeutique mais toujours au sein de la fonction publique hospitalière. Pour la CGT, le changement statutaire doit intervenir après les salaires.

1 610 euros en début de carrière

Au-delà de la divergence des points de vue sur le statut, l’exigence commune est en effet d’être mieux payées. Le salaire net des sages-femmes est actuellement de 1 610 euros en début de carrière et 2 691 euros en fin de carrière. Un salaire « correct » mais « injuste quand on le compare à celui d’un infirmier anesthésiste ». D’autant qu’elles font cinq ans d’études pour n’être reconnues qu’à bac+3. Et surtout, « nos salaires stagnent depuis 2002 », pointe Astrid, insatisfaite des propositions du ministère de la Santé sur le sujet. « Les sages-femmes ne peuvent se contenter d’un simple rattrapage (162 euros brut par mois en moyenne) », dénonce l’intersyndicale Unsa, SUD santé, FO et CGT, à laquelle s’est associé l’UNSSF. « La situation est très préoccupante, estime Astrid Petit. J’ai peur que la ministre n’ait pas compris le degré de colère des sages-femmes. »

« Sur le fond, nous sommes tous d’accord pour réclamer une reconnaissance de la profession », reconnaît Caroline Raquin. « Derrière le mot “reconnaissance”, il y a les conditions de travail et les salaires », admet aussi Astrid Petit, qui souligne que la CGT est « en phase avec les revendications de fond ». Et tous attendent avec impatience la réunion de demain au ministère de la Santé sur l’avenir de la profession.

(1) Le prénom a été modifié.

(2) ONSSF, CNSFF, CFTC, ANSFC, CNEM, ANESF.

Repères. Entre 1990 et 2010, en France métropolitaine, le nombre de sages-femmes recensées par la Drees 
est passé de 10 705 à 19 208. En France, les résultats 
de l’enquête périnatale de 2010 montrent que seulement 11,7 % 
des femmes ont consulté principalement une sage-femme pendant leur grossesse et seules 5,4 % ont consulté une sage-femme en début de grossesse. Selon le panorama de la santé 2009 de l’OCDE : en 2007, la densité des sages-femmes (57 pour 100 000 femmes) était inférieure à la moyenne OCDE (72 pour 100 000). Les sages-femmes 
ont en moyenne 42,2 ans. Les sages-femmes sont hospitalières à titre exclusif 
dans 75 % des cas.

From: http://www.humanite.fr/les-sages-femmes-ne-veulent-plus-etre-des-invisibles

EQUAL PAY DAY in France : the Ministry of Women’s Rights Launches an Application to Help Women Win the Battle for Equality

Salaires hommes-femmes : le compte n’y est pas

A l’occasion de l’Equal Pay Day, le ministère des Droits des femmes lance ce matin une application pour aider les Françaises à gagner la bataille de l’égalité salariale.

Florence Deguen | Publié le 07.04.2014

C'est aujourd'hui le jour de l'éagalité salarial homme-femme, l'Equal Pay Day. En France, l'écart est de l'ordre de 20% au profit des hommes

C’est aujourd’hui le jour de l’éagalité salarial homme-femme, l’Equal Pay Day. En France, l’écart est de l’ordre de 20% au profit des hommes

C’est l’une des rares dates symboliques du calendrier qui est censée remonter le temps chaque année… Mais qui stagne au début du . Autant dire qu’en ce 7 avril, les Françaises ne vont pas déboucher le champagne pour célébrer leur Equal Pay Day : il s’agit du jour symbolique où elles ont enfin engrangé le salaire que les hommes ont gagné au 31 décembre dernier.

Quatre mois de différence, 68 jours travaillés supplémentaires, en moyenne, pour parvenir à gagner autant. Désespérant ? Peut-être pas. D’abord parce que l’Equal Pay Day international, lui, aura lieu dans près de trois semaines : le 25 avril. Ensuite parce que les indicateurs de l’égalité professionnelle en semblent clignoter en faveur d’un léger mieux. « L’an prochain, la date aura basculé en mars », veut croire Christiane Robichon, la présidente de l’association Business and Professional Women qui organise cette journée en depuis 2009.

Les chiffres publiés ce matin par le ministère du Travail, que nous avons pu obtenir en exclusivité et qui serviront à fixer l’Equal Pay Day de l’an prochain, semblent lui donner raison : on est enfin passé sous la barre des 20 % d’écart de salaire… Même s’il reste des domaines, comme l’assurance ou la banque notamment, où il vaut encore clairement mieux être un homme (voir infographie). Mais comment tirer ce jour symbolique vers février, janvier et pourquoi pas même au 31 décembre ? Pour Najat Vallaud-Belkacem, la ministre des Droits des femmes qui a beaucoup secoué les entreprises ces deux dernières années (y compris en les tapant aux porte-monnaie), il est désormais temps de s’attaquer à une racine méconnue de l’inégalité professionnelle : les barrières que les femmes érigent… elles-mêmes. Ces « je n’ose pas demander une augmentation », « je ne sais pas m’imposer », « la compétition, ce n’est pas pour moi » qui expliqueraient jusqu’à 4 points de différence dans les salaires. A problématique aussi profonde, réponse carrément originale : la ministre lance aujourd’hui la première application pour mobiles et smartphones afin de coacher les femmes au travail. Une sorte de « serious game » (jeu qui permet de se former en s’amusant) que nous avons découvert en avant-première.

Cela n’empêchera sans doute jamais les salariées de voir filer sous leur nez des promotions pendant leur congé de maternité, mais gâce aux quiz sous la forme de vrai-faux et des conseils prodigués en vidéo, elles oseront peut-être taper du poing sur la table à leur retour. A ce jour, beaucoup ont renoncé. « Pensez-vous que la famille est plus importante que la vie professionnelle pour une femme ? » a demandé l’Insee aux Français. Les hommes sont 66 % à répondre oui. Chez les femmes, c’est quasiment le raz-de-marée : elles sont 78 % à acquiescer.

From: http://www.leparisien.fr/selection-editeurs/salaires-hommes-femmes-le-compte-n-y-est-pas-07-04-2014-3747601.php

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Journée de l’égalité salariale entre les femmes et les hommes: Najat Vallaud-Belkacem lance une application

D’après les chiffres publiés par le ministère des Droits des femmes, les femmes doivent travailler 77 jours de plus que les hommes pour toucher le même salaire annuel.

Publié le 7 avril 2014

La Fédération Française BPW organise ce lundi la journée de l’égalité salariale entre les hommes et les femmes. Une initiative lancée il y a 5 ans pour sensibiliser les Français aux écarts salariaux toujours importants comme l’explique Christiane Robichon, présidente en France de BPW, dans l’Express. “On estime qu’en moyenne, les femmes gagnent 28% de moins que les hommes, selon une étude de l’Insee publiée en mars 2013. Nous avons donc choisi la date du lundi 7 avril pour organiser la journée de l’égalité salariale, car les femmes ont dû travailler 77 jours de plus que les hommes pour toucher le même salaire annuel. Le chiffre de 28% concerne les salariés du privé, à compétences égales” analyse-t-elle.

Mais selon elle, le cas de la France n’est pas un cas particulier. “Globalement, la situation est la même partout. Aux Etats-Unis, l’écart est de 23%. Dans les pays européens où notre association est présente, comme l’Allemagne, la Suisse, l’Italie ou le Royaume-Uni, la fourchette est à peu près la même aussi: les journées “Equal pay day” s’échelonnent entre le 15 mars et le 15 avril” constate la présidente de l’association.

Une association soutenue par le gouvernement et Najat Vallaud-Belkacem, la ministre des Droits des femmes. En effet, la ministre a annoncé dans “Le Parisien” le lancement d’une application pour mobiles et smartphones afin de “coacher” les femmes au travail, notamment dans la bataille pour l’égalité salariale. Appelée “Leadership Pour Elles”, cette application doit notamment permettre aux femmes de lutter contre “un paramètre qui n’est pas vraiment mesurable : une différence de confiance en soi qui se traduit par des attitudes différenciées au travail”. “C’est sur la confiance qu’il faut agir, en donnant à toutes les femmes des outils qui étaient jusqu’à présent l’apanage des cadres supérieurs appartenant à des réseaux de grandes écoles”, insiste NVB.

Najat Vallaud-Belkacem explique que le but est de “provoquer une prise de conscience”. “Sitôt téléchargée, l’application propose un quiz d’autodiagnostic” sur le niveau de confiance en soi de l’utilisatrice. “En fonction des réponses, l’appli vous ouvre des conseils (pour avoir par exemple des des pensées plus positive sur soi-même ou ouvrir… un compte Twitter” indique le journal. “Se comparer aux hommes, prendre conscience de sa valeur, c’est essentiel” conclut la ministre.

From:  http://www.atlantico.fr/pepites/journee-egalite-salariale-entre-femmes-et-hommes-najat-vallaud-belkacem-lance-application-1034848.html#FoLPoJ4tyW0QQ4Go.99

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Journée de l’égalité salariale entre les femmes et les hommes: Najat Vallaud-Belkacem lance une application

D’après les chiffres publiés par le ministère des Droits des femmes, les femmes doivent travailler 77 jours de plus que les hommes pour toucher le même salaire annuel.

Read more at http://www.atlantico.fr/pepites/journee-egalite-salariale-entre-femmes-et-hommes-najat-vallaud-belkacem-lance-application-1034848.html#Gw5wcOMhvDyO5FdT.99

Women entrepreneurs need further support in Montenegro

The Montenegrin Employers Federation (MEF) published a report entitled Assessment of the environment for women entrepreneurship in Montenegro with the financial and technical assistance of the ILO. ILO Online asked Ms Zvezdana Oluic, Head of PR and Marketing Sector about the results of the survey.

Press release | 12 November 2013

Women entrepreneurs need further support in Montenegro

What was to objective to do a research on women’s entrepreneurship in Montenegro?

The aim of this report was to review the main features of the institutional, legislative and educational system, business climate, barriers as well as possibilities for women’s entrepreneurship development in Montenegro. It also aimed to develop recommendations for accelerating procedures, introducing incentives and effective processes in establishing an economic environment which stimulates future development and improvement of female entrepreneurship, especially in small and medium enterprises in Montenegro.

What kind of the methodology did you use in this assessment?

The research followed the methodology recommended by an AfDB/ILO Integrated Framework Assessment Guide: Assessing the Enabling Environment for Women in Growth Enterprises (GOWEs).

It assessed the following ten key areas using desk research of available data and official documents, in-depth interviews with decision-makers and focus groups:

  • Management and coordination policy;
  • Regulatory and legal issues;
  • Promotion of women entrepreneurship;
  • Access to education and training;
  • Access to credits and financial services;
  • Access to services for business development and information;
  • Associations and networks of women entrepreneurs;
  • Access to business premises;
  • Access to markets;
  • Research on women entrepreneurship.

What is the situation of women in the labour market of Montenegro?

The position of women in the labour market is considerably worse than that of men, especially with regard to possibility for advancing in business hierarchy and accessibility of managing positions.

According a UNDP research women in Montenegro face different barriers, which translate into horizontal and vertical gender based segregation of professions. These barriers include stereotypes in choosing education and professions, traditional roles of women, prejudices and also lower professional aspirations of women compared to men.

Instead of investing in career development, women are traditionally directed to less paid jobs in lower positions which leave enough time for family responsibilities. Therefore, there is a lack of women in Montenegro in managing positions (in private and public sector as well as in politics) which would generate visibility, better income and higher social status for them. The feminization of certain professions is an issue as well, in addition to the existence of so-called “glass ceiling” and the gender wage gap which shows that women’s income is 86 per cent of that of men’s for work of equal value.

Are there many women entrepreneurs in the country? Which sectors do they prefer?

According to an analysis published by Montenegro Statistical Office (MONSTAT) in March 2012, only 9.6 per cent (2 025 in 2011) of business entities are owned by women, while 90.4 per cent (19 102) of businesses are in men’s ownership.

This data places Montenegro behind the EU and neighbouring countries. Also, other private sector surveys indicate that MONSTAT’s data do not reflect the real situation, but rather include several women who are only formally business owners but management functions and entrepreneurial activities are performed by their male relatives (spouse, brother, son).

Regarding the size of business, women were the most common in small enterprises, while only one woman was found in the class of large companies.

The share of active business entities owned by women is the highest in the area of social protection (38.5 per cent), employment (22.2 per cent), advertisement and market research (21.5 per cent) cleaning of environment and waste management (33.3 per cent). Women’s share is also considerable in health care (20.8 per cent), social protection with accommodation (20 per cent), supporting activities in financial services and insurance (22 per cent), and other personal service activities (16.3 per cent). On the other hand, active business entities connected to forestry, fishing, mining and quarrying, production of leather, pharmaceutical products, motor vehicles and other transport means, as well as scientific research and development, are completely owned by men (100 per cent).

What is the rate of women among top managers in big companies?

Results of a research conducted by Montenegrin Employers’ Federation in 2012 show that women’s participation at the top management level is only 42 per cent and they are the most represented at the middle management level (54 per cent). This research also indicates that 74.5 per cent of companies implement certain initiatives with the aim to promote gender equality in employment, retention, promotion and professional training.

Is it easy to start a new business or run a successful business in Montenegro?

The World Bank survey “Doing Business 2014” is carried out in 189 countries, including Montenegro. The survey indicator “Ease of Doing Business” ranks economies from 1 to 189, where a high ranking reflects a regulatory environment that is conducive for business operations. The data shows that Montenegro has improved in time, moving from 50 in 2013 to 44 in 2014. The indicator “Starting a Business” records the officially required procedures (number, time, cost and paid-in minimum capital) to start and operate an enterprise and ranks countries accordingly. Montenegro’s rank in this regard worsened from 2013 moving from 57 to 69 for the 2014.

Is it easy for women to start new business compared to men? Do they face any discrimination?

Conditions for entrepreneurship development are worse for women than for men due to, among other things, deeply rooted patriarchal attitudes in the Montenegrin society. Gender inequality is manifested in the lack of women’s political participation, economic inequality, unequal share of the family duties, differences in property ownership that put women in a very difficult position to start their own business.

For a large number of women, entrepreneurship is not the primary goal in life – they see it as a way to contribute to their family income. Hence, women entrepreneurship in Montenegro is now in the early stages and it can be called “entrepreneurship out of necessity” which is characterized by the need to find alternative employment.

Does the society support women to run a business on their own?

The formal requirements are created, but the practice shows that development of women’s entrepreneurship still requires full institutional support and appropriate incentives. In our society, women are not sufficiently recognized as equal partners in the economic arena, which leaves them in a worse position when starting and running their own business.

In traditional economies such as Montenegro, the challenges of women’s entrepreneurship development can be double. The initial challenge is to legally define and strengthen the basis of enterprise in the formal economy, so women could strengthen and expand their business. Another challenge is to promote entrepreneurship and business opportunities with high growth potential among educated and qualified women, so that their businesses are strong from the very beginning and have a potential for growth and job creation. In order to solve these challenges successfully, it is necessary to provide women with access to a number of key financial and non-financial resources, as well as a business environment that excludes gender-based institutional, cultural, regulatory and legal barriers which would limit their business activities.

Does the Montenegrin legislation provide equal opportunities for women and men?

Montenegro has established a legal and institutional framework and adopted policies and strategic documents that support gender equality, promotion of women’s rights and economic empowerment of women.

The structure of Montenegro is defined by the Constitution of Montenegro adopted 2007 as the highest legal act. The Constitution introduced the principle of gender equality through two articles. Article 18 guarantees the equality between men and women and obliges to develop policies on equal opportunities, while Article 8 prohibits any direct or indirect discrimination on any grounds. These provisions of the Constitution are further defined in detail in the Law on Gender Equality and The Law on Anti-Discrimination.

In addition, Montenegro has established institutional mechanisms at all levels (national, regional and local) in order to support legal and policy framework for promoting gender equality. Separate bodies have been established responsible for improving the economic status of women and women entrepreneurship development. The institutional mechanisms for supporting gender equality in Montenegro are:

  • Department for Gender Equality – Ministry for Human and Minority Rights
  • Committee for Gender Equality – Parliament of Montenegro

Do women have the same access to credits and other financial services as men?

The lack of access to finance is the main barrier for women and men entrepreneurs for starting business. However, Montenegrin women less often use commercial loans to start business than men. The main reason is that only 6 per cent of women are owners of a property which can be used as collateral to get a business bank loan.

According to a MEF research conducted among men and women entrepreneurs, commercial loans are more accessible to men, while women largely establish companies using a variety of state-supported programs aimed at entrepreneurship development. This suggests that commercial credits to start business are still less available for women.

A UNDP research on potential female entrepreneurs in Montenegro (published in 2012) also points out that the access to finance is one of the biggest barriers for starting business. 42 per cent of respondents stated that concerns about funding were the first and the most important reason behind the decision not to enter into business, while 14 per cent of women indicated family responsibilities preventing them to start business.

What kind of help would be the most useful for women to be successful in business life?

The report of Montenegrin Employers Federation gives a total 82 recommendations, grouped by ten key areas. The most important ones are listed below:

  • Support entrepreneurship as well as small and medium enterprises by gender empowerment measures in the private sector at local and national level;
  • Establish closer inter-agency cooperation at government level, create inter-agency teams for implementing measures for women’s entrepreneurship development and introduce regular evaluations of these measures;
  • Eliminate business barriers and create an environment that is favourable and conducive for women entrepreneurship development – particularly at local level;
  • Introduce tax incentives for self-employed women and women entrepreneurs, as well as government start-up subsidies available not only for unemployed but also for employed women;
  • Integrate entrepreneurship education into national curricula at primary, secondary and tertiary education and encourage entrepreneurial learning in the informal education system;
  • Create favourable bank credit lines for women entrepreneurs, support the establishment of guarantee funds for women entrepreneurs and provide funding for women start-ups through provision of grants;
  • Establish women business incubator(s), and introduce a quota system for women entrepreneurs within existing (and new) business incubators;
  • Establish an annual prize for the most successful women entrepreneur(s), organize regular women entrepreneurship fairs and intensify the media promotion of successful business women;
  • Improve child care facilities – especially at local level (extended kindergarten hours, outside school hours care );
  • Include the gender perspective in all research projects, and require the collection of statistical data relevant to women’s entrepreneurship development.

From: http://www.ilo.org/budapest/information-resources/press-releases/WCMS_229362/lang–en/index.htm

Breaking gender stereotypes in Bangladesh

Nupur Howlader is Bangladesh’s only nationally-qualified female welder. An ILO-EU skills training programme has given her the chance to both earn a better living and challenge gender stereotypes.

Feature | 05 December 2013
DHAKA (ILO News) – In a shipyard on the coast of southern Bangladesh 2,000 men toil over huge, half-finished ships. The clatter of grinders, drills and hammers fills the air and the smell of fuel, dust and sweat is everywhere. Workers are building vessels that will be used to ferry thousands of passengers along the maze of waterways that make up the delta that runs through the Sundarbans, the largest mangrove forest in the world.

23-year old Nupur Howlader is the shipyard’s only female tradesperson. She is also about to become Bangladesh’s first nationally-certified female welder.”

One of the workers is a little different from the rest. Her long dark hair is tucked into a hard hat, her elegant hands are encased in thick gloves and her sparkling eyes are hidden behind safety glasses. 23-year old Nupur Howlader is the shipyard’s only female tradesperson. She is also about to become Bangladesh’s first nationally-certified female welder – the result of a skills training programme run by the ILO and funded by the European Union (EU) that provides technical skills to young and under-employed people. In a country where women’s participation in technical and vocational education is strikingly low, Nupur is an important role model.

“When my husband and I told our families what we wanted to do they were in total confusion. It caused a lot of tension, and they kept questioning why we wanted to take risks,” said Nupur. “I just kept thinking that if I learn how to do something useful I can make much more money than working at home. If more people start thinking this way our country can really progress. I can take my skills anywhere, they are mine forever”.

In just six months Nupur has raced through her theoretical lessons at Barisal Technical School and College and her practical placement at the Sundarbans shipyard. She is now in the last stages of her practical training at Linde Bangladesh, a local branch of the international industrial gas and engineering company. She is now nationally-certified at Level 1, meaning she can weld steel plates, make sheet metal and interpret technical drawings, among other skills. She will soon be nationally-certified at Level 2, meaning she will be able to do arc welding, join different metals and have an understanding of metallurgy.

But, as well as her technical success, Nupur is also takes pride in the way that she is challenging the status quo. “The traditional mindset is that people should pursue general education in Bangladesh. What we have realized though is that job possibilities after getting technical education are as good as after general education,” she said. “I am a welder and my skills are needed by many businesses. Being a woman has not held me back either – women can do anything. I want to see all women in jobs. Women should not be begging on the streets of Dhaka; they should have skills and be working”.

Srinivas Reddy, Director of ILO Country Office for Bangladesh agrees. “This is a great move towards breaking gender stereotypes and I hope that success of Nupur will motivate more and more women to take up non-traditional skills with decent work opportunities”.

Nationally-recognised qualifications are part of Bangladesh’s new National Technical and Vocational Qualifications Framework. The framework ensures training meets current industry skill requirements and is delivered in the shortest possible time. The ILO-run skills training programme, from which Nupur is about to graduate, is part of a comprehensive package of initiatives called the Technical and Vocational Education and Training (TVET) Reform Project, that is working to make skills across the country relevant, high quality and quickly deliverable.

The TVET Reform Project, funded by the EU, also focuses on making skills more accessible to women in Bangladesh. Female participation in technical education is strikingly low, ranging from 9 to 13 per cent in public institutions. The Government of Bangladesh, with support from the ILO, last year drafted the National Strategy for Promotion of Gender Equality in TVET, which was the first of its kind in the technical education sector.

“Promoting gender equality is a key aim of the TVET Reform Project and through our programmes we are seeing more and more young women like Nupur learning skills and challenging conservative attitudes about gender,” said William Hanna, Ambassador, Head of the EU Delegation to Bangladesh. “Bangladesh has made great progress in promoting gender equality by closing the gender gap in gross and net enrolment ratios in primary and secondary education. This success now needs to be replicated in the technical education sector”.

Women and men in family farming – recognizing their contributions and challenges

©FAO/Antonello Proto / FAO

Family farming and smallholder farming are an important basis for sustainable food production throughout the world. While family farms tend to be highly efficient in terms of agricultural productivity per unit of land, those that produce on a small or medium scale have limited bargaining power and capacity to defend their interests in food markets.

Beyond an agricultural model, family farming is a way of life, where both men and women have different roles and responsibilities. As elsewhere, what men and women do and are responsible for is largely determined by what is socially considered acceptable. In many cultures, men serve more often as managers – making decisions about what crops to plant, how much land to use, whether to make by-products and where to sell the food. Their tasks on the family farm can also include preparing the soil for planting and harvesting, while women usually do the planting, weeding and post-harvest processing. It is the combination of men’s and women’s efforts that make family farming work.

The challenges family farmers, especially women, face also include the lack of a clear line to divide family life and work. National data from a number of countries show that most unpaid family farmers are women, who also work longer hours than men when both agricultural work and household chores are counted.

Family farmers, who tend to be unsalaried workers, miss out on benefits, such as retirement, maternity leave and child care. And here women face greater disadvantages. Female managers of family farms tend to own less land and livestock than their male counterparts, and have less access to financial credit and services, markets to sell their products and time-saving technology. Climate change, food price volatility and economic globalization also create difficulties for family farms.

To highlight the important contribution that family farming and smallholder farming can make to food security and poverty eradication, the year 2014 was named the International Year of Family Farming by the UN. “FAO and partners will hold consultations, encouraging countries to adoption policies that support family farmers with social protection programmes and rural services, including medical care and agricultural extension and training,” says Ana Paula Dela O Campos, FAO Gender Policy Officer. “If agricultural policies are designed to respond to both women’s and men’s needs and consider their roles in family agriculture,” she explains, “they will be in a stronger position to increase agricultural production and reduce rural poverty.”

What is family farming? Family farming, or family agriculture, is a means of organizing agricultural, forestry, fisheries, pastoral and aquaculture production, which is managed and operated by a family and predominantly  reliant on family labour, that of both women and men. The family and the farm are linked, co-evolve and combine economic, environmental, reproductive, social and cultural functions.

From: http://www.fao.org/gender/gender-home/gender-insight/gender-insightdet/en/c/195767/

 

Unpaid work in France: 3h17 per day, 32% of GDP

Le travail non rémunéré en France, 3h17 par jour, 32% du PIB

– Publié le 12/04/2011 à 23:42 –

PARIS (Reuters) – Cuisiner, garder les enfants, faire les courses, promener le chien: le travail non rémunéré accapare en moyenne 3h17 du temps des Français chaque jour, soit une heure de plus qu’en Corée du Sud et une heure de moins qu’au Mexique, montre le “Panorama de la société” 2011 publié mardi par l’OCDE.

Ces tâches sont classées comme “travail” par l’Organisation de coopération et de développement économiques tout simplement parce qu’elles pourraient être effectuées par quelqu’un d’autre, à la différence, par exemple, de la toilette, du sommeil ou des loisirs.

Et leur poids économique est loin d’être négligeable: valorisées à leur “coût de remplacement”, c’est à dire au prix que représenterait leur réalisation par un professionnel, elles pèsent 32% du produit intérieur brut (PIB) en France, un chiffre très proche de la moyenne de l’OCDE.

Sur les 29 pays suivis par l’organisation internationale, le travail non rémunéré représente 3 heures et 27 minutes par jour. Les données s’échelonnent de 2h16 pour la Corée du Sud à 4h13 pour les Mexicains.

En additionnant travaux rémunérés et non rémunérés, les Mexicains sont occupés près de dix heures par jour, contre 8h04 en moyenne dans l’OCDE et 7h28 en France. Les Belges ferment la marche avec un temps de travail moyen de 7h07.

Les chiffres de l’OCDE montrent que les populations des pays asiatiques consacrent moins de temps aux travaux non rémunérés que les pays européens, qu’ils soient latins ou nordiques. Ce qui s’explique notamment par un temps de travail rémunéré bien supérieur.

En terme de poids du travail non rémunéré dans l’économie, la France se situe dans la moyenne de l’ensemble de l’OCDE et tout près de la plupart de ses voisins européens. Mais la fourchette est large puisqu’elle va de 19% du PIB seulement en Corée du Sud à 53% au Portugal.

LE CLIVAGE HOMME-FEMME PERSISTE

Les différences sont dans les détails: les parents français consacrent ainsi moins d’une heure par jour à leurs enfants, contre 1h51 en moyenne dans l’OCDE et près de quatre heures, par exemple, en Irlande.

Pour ce qui est de la cuisine et de la vaisselle, l’étude montre que 63% des adultes y participent en France alors que ce taux avoisine 80% dans les pays scandinaves et qu’il dépasse tout juste 50% aux Etats-Unis.

Le panorama de l’OCDE met aussi en évidence la persistance d’un certain nombre de stéréotypes solidement ancrés sur le partage des tâches entre hommes et femmes, du moins en France.

En caricaturant à peine, les femmes cuisinent, font le ménage et prennent soin des enfants pendant que les hommes bricolent. Le contraste est parfois très marqué: les hommes consacrent en moyenne 21 minutes par jour à la cuisine et à la vaisselle… contre 83 minutes pour les femmes.

Un rapport du simple au quadruple qui vaut aussi pour le ménage tandis qu’il est d’un pour trois pour le temps consacré aux enfants (12 minutes quotidiennes pour les hommes, 35 pour les femmes) et qu’il s’inverse pour le bricolage (13 minutes pour les hommes, trois minutes pour les femmes).

Au total, les femmes françaises consacrent 4h18 par jour à des travaux non rémunérés, contre 2h16 pour les hommes, un écart un peu inférieur à la moyenne OCDE (4h39 contre 2h11).

Le temps nettement supérieur consacré par les femmes au travail non rémunéré et son poids global dans l’économie incitent à conclure qu’un taux de féminisation accru de la population active pourrait favoriser la croissance, en “réintégrant” dans le PIB une partie des tâches qui en sont aujourd’hui exclues.

Un pas que l’OCDE ne franchit pas, tout en notant que “les données nationales croisées suggèrent que ce processus se produit”.

Marc Angrand, édité par Jean-Baptiste Vey

From: http://www.lepoint.fr/fil-info-reuters/le-travail-non-remunere-en-france-3h17-par-jour-32-du-pib-12-04-2011-1318604_240.php

World Bank Video: Women Key to Economic Growth

Currently, barriers of law and custom stop many women from getting financing for business. Removing those barriers can help overcame the gender gap, and unleash economic growth.

Maroc: Egalité économique entre hommes et femmes ?

Egalité économique entre hommes et femmes ?

Sur plus d’une décennie, le Maroc a connu au sujet de l’égalité économique entre hommes et femmes, deux trajectoires opposées. Sur la forme, il a accumulé les lois et les engagements. Ainsi, en janvier 2001, la circulaire du premier ministre incite à promouvoir l’accès des femmes aux fonctions de haut niveau de la fonction publique. En 2004, le code du travail consacre plusieurs articles à la lutte contre les discriminations sexistes dans l’accès à l’emploi et au sein de l’entreprise. En 2011, la Constitution consacre les principes universels d’égalité, et spécifie l’égalité des citoyens et citoyennes sur le marché du travail. Parallèlement, l’Etat marocain a multiplié les engagements faisant foi de sa détermination contre toutes formes de discrimination, notamment par la ratification de la CEDAW et la levée des réserves en 2011, et en vue de promouvoir l’autonomisation des femmes dans le cadre des OMD.

 

Paradoxalement, cela n’a eu aucune incidence sur le fond. Ainsi, le degré d’intégration économique des femmes, et partant de là, leur propension à l’autonomie, l’émancipation et la négociation de leurs droits, est en chute libre, pour ne pas dire qu’elle s’est nettement détériorée. Un chiffre en atteste. Il a trait au taux de participation des femmes au marché du travail, qui a dégringolé de 30% en 1999 à 25% en 2012, et ce en dépit de deux facteurs qui auraient pu laisser croire à une tendance inverse : l’amélioration de la scolarisation des filles et la baisse notoire de la fécondité.

 

Cela prouve, de toute évidence, que le temps juridique et le temps sociologique sont loin d’être synchronisés, mais montre surtout l’inefficience des politiques sociales et économiques menées sur le terrain. Cela est d’autant plus patent que ces performances situent le Maroc, selon l’indice d’écart de genre du Forum Economique mondial (FEM) de 2012, au 128ème rang sur 135 pays sur le plan de la participation économique des femmes et le relègue à la 12ème  place sur les 15 pays de la région MENA couverts, devançant à peine l’Arabie Saoudite, la Syrie et le Yémen. A titre comparatif, notons que la moyenne mondiale de l’activité féminine est de 51%, et que dans l’Afrique subsaharienne les taux de participation des femmes dépassent les 60%.

 

 

Ce décalage au Maroc entre le cadre législatif et la réalité concrète de tous les jours nous oblige à regarder de plus près les barrières d’accès des femmes au travail, à l’équité salariale, à l’entrepreneuriat et aux postes de responsabilité, tout comme elle nous incite à interroger les raisons multiples et différenciées qui maintiennent la discrimination, la domination masculine, la hiérarchisation des secteurs d’activité et la précarisation des femmes à faible revenu.

 

Pour cela, nous favoriserons une démarche pluridisciplinaire, partant des dernières données statistiques officielles disponibles, puis chercherons à les nuancer et les étayer à partir de précisions sociologiques tirées du terrain, ainsi que de constats politiques et de témoignages d’acteurs et d’observateurs avertis. Une fois le diagnostic établi, nous en déduirons quelques orientations et recommandations clés qui abordent le problème dans sa globalité et interpellent les différents maillons de la chaîne (l’Etat, l’administration, les partis, le privé, la société civile et les structures de veille).

 

Les manifestations du recul  de l’egalite économique

Si le taux de participation économique des femmes qui est de 25% est déjà assez alarmant, il est nécessaire de le décomposer, selon plusieurs critères sociodémographiques, pour mieux éclairer les zones d’ombre qu’il masque à peine.

 

Le rural, une logique à part

Alors qu’elles représentent, officiellement, à peine 18% de la population féminine en âge d’activité dans le milieu urbain (l’un des pourcentages les plus bas dans le monde), les femmes participent économiquement à hauteur de 36% dans le rural. Il est d’ailleurs important de noter que six femmes sur dix recensées en activité au niveau national sont dans le secteur agricole. Or, seules 10,6% de ces femmes sont exploitantes agricoles, donc susceptibles d’avoir une certaine autonomie. Si le but est d’appréhender à quel point l’accès à l’emploi est émancipateur et non aliénant, pour les femmes au Maroc, il est clair que des chiffres aussi globaux peuvent être trompeurs. Regardons de plus près ce que ces taux clivés referment comme logiques distinctes.

 

Dans le rural, 74% (presque les trois quarts) ont accès au marché de travail à moins de 15 ans. Elles ont travaillé à un âge précoce qui les a privées de leur scolarité. Trois quarts des femmes actives en milieu rural sont d’ailleurs analphabètes. Ce type d’activité  «forcée», car très fortement concentrée dans les activités agricoles (94%), est effectué dans 87% des cas sans aucun contrat et pour trois femmes sur quatre sans aucune rémunération. L’activité des femmes dans ce contexte ne peut pas traduire une forme d’émancipation.  C’est au contraire un facteur qui participe à les maintenir dans une situation de vulnérabilité et de faiblesse vis-à-vis de leurs parents et puis dans leurs rapports avec leurs époux.

 

 

Contrairement au milieu rural, où les femmes sont appelées très tôt à travailler, où l’enjeu majeur est le développement de la scolarisation des filles et la lutte contre la précarité, en ville, seules 5% des femmes ont des emplois non rémunérés. Par ailleurs, 63% des femmes urbaines ne commencent à exercer une activité professionnelle qu’après l’âge de 20ans. En gros, statistiquement, les femmes employées en ville sont essentiellement alphabétisées. Elles occupent des emplois rémunérés, principalement dans les activités de services et plutôt dans le secteur privé. Concentrons-nous, donc, sur cette réalité urbaine plus complexe que les chiffres officiels pris au niveau national peinent à décrire de manière fiable.

 

Lire la suite sur : http://www.economia.ma/fr/numero-15/pp/egalite-economique-entre-hommes-et-femmes

 

For married mothers, breadsharing is much more common than breadwinning

For married mothers, breadsharing is much more common than breadwinning

The other day when the Pew report on mothers who are breadwinners came out, I complained about calling wives “breadwinners” if they earn $1 more than their husbands:

A wife who earns $1 more than her husband for one year is not the “breadwinner” of the family. That’s not what made “traditional” men the breadwinners of their families — that image is of a long-term pattern in which the husband/father earns all or almost all of the money, which implies a more entrenched economic domination.

To elaborate a little, there are two issues here. One is empirical: today’s female breadwinners are much less economically dominant than the classical male breadwinner – and even than the contemporary male breadwinner, as I will show. And second, conceptually breadwinner not a majority-share concept determined by a fixed percentage of income, but an ideologically specific construction of family provision.

Let’s go back to the Pew data setup: heterogamously married couples with children under age 18 in the year 2011 (from Census data provided by IPUMS). In 23% of those couples the wife’s personal income is greater than her husband’s — that’s the big news, since it’s an increase from 4% half a century ago. This, to the Pew authors and media everywhere, makes her the “primary breadwinner,” or, in shortened form (as in their title), “breadwinner moms.” (That’s completely reasonable with single mothers, by the way; I’m just working on the married-couple side of the issue — just a short chasm away.)

The 50%+1 standard conceals that these male “breadwinners” are winning a greater share of the bread than are their female counterparts. Specifically, the average father-earning-more-than-his-wife earns 81% of the couple’s income; the average mother-earning-more-than-her-husband earns 69% of the couple’s income. Here is the distribution in more detail:

breadwinner-distributions

This shows that by far the most common situation for a female “breadwinner” is to be earning between 50% and 60% of the couple’s income — the case for 38% of such women. For the father “breadwinners,” though, the most common situation — for 28% of them — is to be earning all of the income, a situation that is three-times more common than the reverse.

Collapsing data into categories is essential for understanding the world. But putting these two groups into the same category and speaking as if they are equal is misleading.

This is especially problematic, I think, because of the historical connotation of the term breadwinner. The term dates back to 1821, says the Oxford English Dictionary. That’s from the heyday of America’s separate spheres ideology, which elevated to reverential status the woman-home/man-work ideal. Breadwinners in that Industrial Revolution era were not defined by earning 1% more than their wives. They earned all of the money, ideally (meaning, if their earnings were sufficient), but just as importantly they were the only one permanently working for pay outside the home. (JSTOR has references going back to the 1860s which confirm this usage.)

Modifying “breadwinner” with “primary” is better than not, but that subtlety has been completely lost in the media coverage. Consider these headlines from a Google news search just now:

Further down there are some references to “primary breadwinners,” but that’s rare.

Maybe we should call those 100%ers breadwinners, and call the ones closer to 50% breadsharers.

Philip N. Cohen

Welcome to FamilyInequality.com. I’m a sociologist at the University of Maryland, College Park.

From: http://familyinequality.wordpress.com/2013/06/03/breadsharer-breadwinner/

 

The Collective for Research and Training on Development.ACtion will be at the AWID Forum on Transforming Economic Power to Advance Women’s Rights and Justice

Join us for the following sessions!